Dans la collection de Ludovic
Le Dragon • Chefs-d'œuvre du tatouage japonais • Sex & Fury
Encre de Chine
19.5 x 26 cm (7.68 x 10.24 in.)
Ajoutée le 09/01/2026
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Description
Chefs-d'œuvre du tatouage japonais • Le Dragon (映刺青傑作展 - 龍)
Première publication dans Doyō Manga de Doyō Shuppansha • 13 mars 1970 (土曜漫画 1970年3月13)
Publication en France dans Sex & Fury paru aux éditions Le Lézard Noir (2014-2023) • Traduction Miyako Slocombe • Sélection Patrimoine Angoulême 2015
Illustration reprise dans le patchwork de couverture
Encres de Chine et de couleurs
Première publication dans Doyō Manga de Doyō Shuppansha • 13 mars 1970 (土曜漫画 1970年3月13)
Publication en France dans Sex & Fury paru aux éditions Le Lézard Noir (2014-2023) • Traduction Miyako Slocombe • Sélection Patrimoine Angoulême 2015
Illustration reprise dans le patchwork de couverture
Encres de Chine et de couleurs
Commentaire
Bonten Tarō (梵天太郎 – 1928 2008), mangaka et tatoueur de génie
Avant de devenir une légende, Bonten Tarō (de son vrai nom Kiyomi Ishii - 石井 清美) connait une adolescence marquée par la guerre. En 1943, il rejoint une unité spéciale de l’Armée de l’air impériale stationnée à la base de Kanoya, où il est chargé de guider les pilotes kamikaze vers leurs missions finales. Après la défaite, il se détourne définitivement de la carrière militaire et s’inscrit au Kyoto Art College, aujourd’hui Kyoto University of the Arts.
Pour financer ses études, il travaille comme assistant du conteur de kamishibai Koji Kada, expérience qui l’initie à la narration visuelle et à la dramaturgie populaire. En 1948, il répond à une annonce de Katsuichi Nagai, futur fondateur du magazine Garo, et publie son premier akahon, marquant le début d’une carrière de mangaka active dans les années 1950 à 1970. Il réalise aussi bien des récits shōjo que des œuvres proches du gekiga, dont plusieurs seront adaptées au cinéma.
Parallèlement à son activité de dessinateur, Bonten Tarō devient l’une des figures majeures du tatouage japonais moderne. Il est le premier à introduire au Japon la machine électrique à tatouer, qu’il découvre lors d’un séjour aux États Unis, ainsi que l’usage de couleurs autres que le noir et le rouge, jusque là dominantes dans le tatouage traditionnel. Il tatoue plusieurs personnalités, illustre en 1972 le peignoir de boxe de Mohamed Ali, et développe un style mêlant iconographie classique et influences occidentales. Vers 1990, il s’installe à Okinawa et fonde une école de tatouage, contribuant à la formation d’une nouvelle génération d’artistes.
Présentation de l’éditeur français :
A propos de cette illustration
Texte accompagnant l'illustration :
L’œuvre illustre la manière dont Bonten Tarō articule illustration, pédagogie et défense du tatouage. En tant que pionnier de l’irezumi moderne (irezumi = tatouage japonais traditionnel), il contribue à détacher le tatouage de son association avec les milieux criminels. Cette série occupe une place importante dans son parcours, car elle synthétise son regard sur le corps, la beauté et la transmission culturelle. Les compositions, centrées sur des femmes ou des hommes, aux poses stylisées, témoignent de son intérêt pour la représentation du corps comme espace narratif et symbolique.
Avant de devenir une légende, Bonten Tarō (de son vrai nom Kiyomi Ishii - 石井 清美) connait une adolescence marquée par la guerre. En 1943, il rejoint une unité spéciale de l’Armée de l’air impériale stationnée à la base de Kanoya, où il est chargé de guider les pilotes kamikaze vers leurs missions finales. Après la défaite, il se détourne définitivement de la carrière militaire et s’inscrit au Kyoto Art College, aujourd’hui Kyoto University of the Arts.
Pour financer ses études, il travaille comme assistant du conteur de kamishibai Koji Kada, expérience qui l’initie à la narration visuelle et à la dramaturgie populaire. En 1948, il répond à une annonce de Katsuichi Nagai, futur fondateur du magazine Garo, et publie son premier akahon, marquant le début d’une carrière de mangaka active dans les années 1950 à 1970. Il réalise aussi bien des récits shōjo que des œuvres proches du gekiga, dont plusieurs seront adaptées au cinéma.
Parallèlement à son activité de dessinateur, Bonten Tarō devient l’une des figures majeures du tatouage japonais moderne. Il est le premier à introduire au Japon la machine électrique à tatouer, qu’il découvre lors d’un séjour aux États Unis, ainsi que l’usage de couleurs autres que le noir et le rouge, jusque là dominantes dans le tatouage traditionnel. Il tatoue plusieurs personnalités, illustre en 1972 le peignoir de boxe de Mohamed Ali, et développe un style mêlant iconographie classique et influences occidentales. Vers 1990, il s’installe à Okinawa et fonde une école de tatouage, contribuant à la formation d’une nouvelle génération d’artistes.
Présentation de l’éditeur français :
Bonten Tarō, mangaka, tatoueur de génie, chanteur, a laissé derrière lui des mangas aux thèmes variés et d’une grande richesse. Le Lézard Noir en a réuni une sélection sous le titre Sex and Fury, en référence à l’adaptation cinématographique de l’une des histoires de Bonten Tarô. Le recueil nous transporte dans le monde interlope de la pègre, étroitement lié, au Japon, au tatouage, où le maître Bonten joue volontiers avec les codes des séries B de yakuzas.
A propos de cette illustration
Texte accompagnant l'illustration :
◇ 龍
これも、やはり中国の空想上の動物で、いろいろな動物のいいところばかりを集めて造られたものである。龍のように、強い人のいいところを見習って、大人物になってやろうということで刺青をする人が多い。
◇ Le Dragon
Créature imaginaire inspirée des contes chinois, le dragon possède les atouts de différents animaux. Souvent, on se le fait tatouer dans l’espoir de devenir un grand personnage qui, à l’image du dragon, réunit plusieurs qualités.
L’œuvre illustre la manière dont Bonten Tarō articule illustration, pédagogie et défense du tatouage. En tant que pionnier de l’irezumi moderne (irezumi = tatouage japonais traditionnel), il contribue à détacher le tatouage de son association avec les milieux criminels. Cette série occupe une place importante dans son parcours, car elle synthétise son regard sur le corps, la beauté et la transmission culturelle. Les compositions, centrées sur des femmes ou des hommes, aux poses stylisées, témoignent de son intérêt pour la représentation du corps comme espace narratif et symbolique.
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