Dans la collection de EricB
1972 - Jérémie - Paul Gillon - Planche 140 de l'intégrale
Encre de Chine
60 x 73 cm (23.62 x 28.74 in.)
Ajoutée le 28/02/2026
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Description
Planche n°140 de l'intégrale de Jérémie éditée en décembre 2016 par les éditions AAPOUM, parue initialement dans le n°199 de Pif Gadget du 18 décembre 1972, épisode Le fort de San Juan et en album chez Les Humanoïdes Associés en septembre 1980.
Commentaire
Les rêveries de Jérémie...
Le trait de Paul Gillon est parfois qualifié de froid, d'académique et son approche du métier plus artisanale qu'artistique:
- pas de travail vraiment "personnel" dans son œuvre,
- pas d'interruption dans sa carrière,
- pas de projet sans commande ni sans négociation serrée de ses cachets,
- pas d'ombre tutélaire d'un "géant" du scénario (en tout cas dans la durée car il ne faut pas oublier Jean-Claude Forest avec qui il a collaboré sur quatre albums) contrairement à Hermann avec Greg ou Giraud / Moebius avec Jean-Michel Charlier et Alessandro Jodorowsky,
- pas de goût particulier pour les manifestations publiques, cérémonies officielles ou autres festivals avec leur corollaire, les séances de dédicaces.
Il faut cependant regarder son travail, par-delà ces apparences. Ainsi, Paul Gillon a déjà derrière lui plus de 20 ans de bande dessinée lorsqu'en 1968 il accepte de dessiner Jérémie, cette commande du magazine Vaillant. Ces 20 ans lui ont permis de progresser, d'étudier le travail de ses maîtres américains (Milton Caniff, Alex Raymond) et aussi de comprendre comment ne pas s'épuiser, se scléroser en empilant les albums, mais au contraire comment retrouver de l'énergie, de l'élan, de l'envie, en intégrant intelligemment dans la contrainte de ses travaux de commandes, le niveau d’ambition et d’exigence lui permettant de développer une recherche esthétique et même artistique. Ainsi, en laissant délibérément "le blanc" circuler dans son dessin, Paul Gillon réduit l’aspect "narratif" de ses images pour attirer le regard du lecteur sur le travail du dessinateur, l'incitant à contempler la beauté du trait, loin de toute esbroufe, tout étant mis au service du sujet.
Quoi de mieux que cette planche de Jérémie, avec en particulier cette grande case maritime ou justement "le blanc" l'emporte dans la mer, dans les voiles et dans le ciel, pour laisser notre regard et notre esprit vagabonder dans l'image, faire le tour des navires, des vagues, s'envoler avec les mouettes, les écouter et rêver...
Paul Gillon est Grand prix de la ville d'Angoulême 1982.
Le trait de Paul Gillon est parfois qualifié de froid, d'académique et son approche du métier plus artisanale qu'artistique:
- pas de travail vraiment "personnel" dans son œuvre,
- pas d'interruption dans sa carrière,
- pas de projet sans commande ni sans négociation serrée de ses cachets,
- pas d'ombre tutélaire d'un "géant" du scénario (en tout cas dans la durée car il ne faut pas oublier Jean-Claude Forest avec qui il a collaboré sur quatre albums) contrairement à Hermann avec Greg ou Giraud / Moebius avec Jean-Michel Charlier et Alessandro Jodorowsky,
- pas de goût particulier pour les manifestations publiques, cérémonies officielles ou autres festivals avec leur corollaire, les séances de dédicaces.
Il faut cependant regarder son travail, par-delà ces apparences. Ainsi, Paul Gillon a déjà derrière lui plus de 20 ans de bande dessinée lorsqu'en 1968 il accepte de dessiner Jérémie, cette commande du magazine Vaillant. Ces 20 ans lui ont permis de progresser, d'étudier le travail de ses maîtres américains (Milton Caniff, Alex Raymond) et aussi de comprendre comment ne pas s'épuiser, se scléroser en empilant les albums, mais au contraire comment retrouver de l'énergie, de l'élan, de l'envie, en intégrant intelligemment dans la contrainte de ses travaux de commandes, le niveau d’ambition et d’exigence lui permettant de développer une recherche esthétique et même artistique. Ainsi, en laissant délibérément "le blanc" circuler dans son dessin, Paul Gillon réduit l’aspect "narratif" de ses images pour attirer le regard du lecteur sur le travail du dessinateur, l'incitant à contempler la beauté du trait, loin de toute esbroufe, tout étant mis au service du sujet.
Quoi de mieux que cette planche de Jérémie, avec en particulier cette grande case maritime ou justement "le blanc" l'emporte dans la mer, dans les voiles et dans le ciel, pour laisser notre regard et notre esprit vagabonder dans l'image, faire le tour des navires, des vagues, s'envoler avec les mouettes, les écouter et rêver...
Paul Gillon est Grand prix de la ville d'Angoulême 1982.
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A propos de Paul Gillon
Paul Gillon est un illustrateur et scénariste français de bande dessinée. Il s'est très tôt spécialisé dans le genre dit réaliste avec une prédilection pour les récits d'aventures historiques ou de science fiction. Il dessine pour de nombreux journaux tels que France-Soir, Vaillant, Le Journal de Mickey, Pif Gadget ou encore Métal hurlant. Paul Gillon est le lauréat du Grand Prix de la Ville d'Angoulême en 1982.