Dans la collection de Difool
Le vaisseau de pierre
Planche originale
1976
Encre de Chine
Ajoutée le 11/07/2026
Lien copié dans le presse-papier !

Inscriptions / Signatures
Signée en bas à droite
Commentaire
L'histoire :
Cette BD fait partie de la série "Légendes d'aujourd'hui", associant le dessinateur au scénariste Pierre Christin. Elle est composée également des albums “La croisière des oubliés” et “La ville qui n'existait pas”. Entre réalisme et fantastique, cette histoire s'inscrit bien dans son époque : contestation vis-à-vis de toute forme d'autorité, armée, police ou employeur. C'est une confrontation entre des intérêts purement économiques soutenus par les promoteurs immobiliers face à des valeurs d'identité culturelle et écologiques. En effet, le sujet est aussi la défense du littoral, la loi du même nom ne sera votée qu'une décennie après la sortie de cette BD.
Un petit village de pécheurs bretons, Trehoët, préoccupé par la perte de son identité culturelle, lutte face à l'implantation d'une station balnéaire. Et il y a ce vieux château de pierre qui domine le village, où vit un ermite que certains comparent à l'Ankou, aussi désigné comme « le vieux » par les habitants du village.
Son personnage est inspiré de la mythologie bretonne. L'Ankou est le serviteur de la mort, celui qui fait le lien entre les vivants et les êtres du passé. Il est clairement opposé à tous projets sur le château, le “vaisseau de pierre” qui jadis aurait amené les premiers habitants de la pointe...
La planche :
Cette planche retrace justement un nouvel embarquement de ces premiers habitants, et des générations humaines qui leur ont succédé, à bord du vaisseau de pierre. Séance surréaliste, ou Enki Bilal est très à l'aise, avec ce mélange d'époques, ou apparaissent ces créatures irréelles, qui se laissent même prendre en photo. Les habitants portent leur reliquaire, dernière Troménie sur leur terre natale, et les premiers habitants leurs menhirs...
Ils sont aidés par un personnage dont on ne connait pas le nom, qui apparait en dernière case. Identifié dans le 1er album de la trilogie par les autorités qui le recherchent activement sous l'appellation très poétique de « 50/22 B ». L’individu contestataire milite aux quatre coins du globe, « un simple avatar du devenir historique, un figurant qui n’est que l’expression de forces sociales en luttes, luttes de classes bien sûr, où l’idéologie dominante se voit bafouée ». Il fait le lien entre le triptyque des Légendes d'aujourd'hui, et Les Phalanges de l'Ordre Noir, et Partie de chasse, où il ne fera qu'une très brève apparition.
Le trait d'Enki Bilal reflète l'influence de Moebius, période « La déviation », et pourtant avec sa propre identité. Une multitude de détails et de hachures qui donne une puissance incroyable à ses planches !
Cette BD fait partie de la série "Légendes d'aujourd'hui", associant le dessinateur au scénariste Pierre Christin. Elle est composée également des albums “La croisière des oubliés” et “La ville qui n'existait pas”. Entre réalisme et fantastique, cette histoire s'inscrit bien dans son époque : contestation vis-à-vis de toute forme d'autorité, armée, police ou employeur. C'est une confrontation entre des intérêts purement économiques soutenus par les promoteurs immobiliers face à des valeurs d'identité culturelle et écologiques. En effet, le sujet est aussi la défense du littoral, la loi du même nom ne sera votée qu'une décennie après la sortie de cette BD.
Un petit village de pécheurs bretons, Trehoët, préoccupé par la perte de son identité culturelle, lutte face à l'implantation d'une station balnéaire. Et il y a ce vieux château de pierre qui domine le village, où vit un ermite que certains comparent à l'Ankou, aussi désigné comme « le vieux » par les habitants du village.
Son personnage est inspiré de la mythologie bretonne. L'Ankou est le serviteur de la mort, celui qui fait le lien entre les vivants et les êtres du passé. Il est clairement opposé à tous projets sur le château, le “vaisseau de pierre” qui jadis aurait amené les premiers habitants de la pointe...
La planche :
Cette planche retrace justement un nouvel embarquement de ces premiers habitants, et des générations humaines qui leur ont succédé, à bord du vaisseau de pierre. Séance surréaliste, ou Enki Bilal est très à l'aise, avec ce mélange d'époques, ou apparaissent ces créatures irréelles, qui se laissent même prendre en photo. Les habitants portent leur reliquaire, dernière Troménie sur leur terre natale, et les premiers habitants leurs menhirs...
Ils sont aidés par un personnage dont on ne connait pas le nom, qui apparait en dernière case. Identifié dans le 1er album de la trilogie par les autorités qui le recherchent activement sous l'appellation très poétique de « 50/22 B ». L’individu contestataire milite aux quatre coins du globe, « un simple avatar du devenir historique, un figurant qui n’est que l’expression de forces sociales en luttes, luttes de classes bien sûr, où l’idéologie dominante se voit bafouée ». Il fait le lien entre le triptyque des Légendes d'aujourd'hui, et Les Phalanges de l'Ordre Noir, et Partie de chasse, où il ne fera qu'une très brève apparition.
Le trait d'Enki Bilal reflète l'influence de Moebius, période « La déviation », et pourtant avec sa propre identité. Une multitude de détails et de hachures qui donne une puissance incroyable à ses planches !
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A propos de Enki Bilal
Enes Bilal, dit Enki Bilal est un réalisateur, illustrateur, dessinateur et scénariste de bande dessinée né en 1951 à Belgrade et installé en France. Son œuvre se situe en partie dans la science-fiction et aborde notamment les thèmes du temps et de la mémoire. En 1987, il obtient le grand prix du festival d'Angoulême.