Dans la collection de SupHermann 
Karajishi Botan par Bonten Taro - Planche originale
25 

Karajishi Botan

Planche originale
1970
Techniques mixtes
Encres de Chine et de couleur
17.5 x 26 cm (6.89 x 10.24 in.)
Ajoutée le 10/01/2026
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Publication
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Description

Lion chinois et pivoine - Karajishi Botan (唐獅子牡丹)
Première publication dans Doyô Manga - 13 mars 1970
Illustration publiée en France dans Sex & Fury paru aux éditions Le Lézard Noir (2014- 2023) - 448 pages • Couleur - Trad. Miyako Slocombe (page 39) - Sélection Patrimoine Angoulême 2015

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Bonten Tarō (梵天太郎 – 1928 2008), mangaka et tatoueur de génie

Avant de devenir une légende, Bonten Tarô connait une adolescence marquée par la guerre. En 1943, il rejoint une unité spéciale de l’Armée de l’air impériale stationnée à la base de Kanoya, où il est chargé de guider les pilotes kamikaze vers leurs missions finales. Après la défaite, il se détourne définitivement de la carrière militaire et s’inscrit au Kyoto Art College, aujourd’hui Kyoto University of the Arts.

Pour financer ses études, il travaille comme assistant du conteur de kamishibai Koji Kada, expérience qui l’initie à la narration visuelle et à la dramaturgie populaire. En 1948, il répond à une annonce de Katsuichi Nagai, futur fondateur du magazine Garo, et publie son premier akahon, marquant le début d’une carrière de mangaka active dans les années 1950 à 1970. Il réalise aussi bien des récits shōjo que des œuvres proches du gekiga, dont plusieurs seront adaptées au cinéma.

Parallèlement à son activité de dessinateur, Bonten Tarō devient l’une des figures majeures du tatouage japonais moderne. Il est le premier à introduire au Japon la machine électrique à tatouer, qu’il découvre lors d’un séjour aux États Unis, ainsi que l’usage de couleurs autres que le noir et le rouge, jusque là dominantes dans le tatouage traditionnel. Il tatoue plusieurs personnalités, illustre en 1972 le peignoir de boxe de Mohamed Ali, et développe un style mêlant iconographie classique et influences occidentales. Vers 1990, il s’installe à Okinawa et fonde une école de tatouage, contribuant à la formation d’une nouvelle génération d’artistes.

Présentation de l’éditeur français :

Bonten Tarô, mangaka, tatoueur de génie, chanteur, a laissé derrière lui des mangas aux thèmes variés et d’une grande richesse. Le Lézard Noir en a réuni une sélection sous le titre Sex and Fury – en référence à l’adaptation cinématographique de l’une des histoires de Bonten Tarô. Le recueil nous transporte dans le monde interlope de la pègre – étroitement lié, au Japon, au tatouage –, où le maître Bonten joue volontiers avec les codes des séries B de yakuzas.

A propos du texte accompagnant l'illustration

◇ 唐獅子牡丹
唐獅子は中国空想上の動物である。恐ろしい形相(しんそう)の唐獅子が美しい牡丹の花に戯れるさまは、勇ましさと、ものの哀れさとを感じさせる。この図柄は、映画の中で、高倉健がしていて、読者も知のことと思う。

◇ Lion chinois et pivoine
Le lion chinois est une créature mythique issue de l’imaginaire chinois. Son apparence terrifiante, lorsqu’il joue parmi les magnifiques fleurs de pivoines, évoque à la fois la bravoure et une certaine mélancolie. Ce motif est apparu dans un film porté par Ken Takakura, et il est probable que les lecteurs le connaissent.

Tarô évoque Takakura Ken portant un motif de karajishi botan. Dans la filmographie de Takakura Ken, un film de yakuza a rendu ce motif particulièrement célèbre en Occident comme au Japon : The Yakuza de Sydney Pollack, sorti en 1974, où Takakura Ken partage l’affiche avec Robert Mitchum. The Yakuza a beaucoup contribué à diffuser l’imagerie traditionnelle du karajishi dans le cinéma de genre des années 70.

Publication

  • Sex & Fury
  • Le Lézard Noir
  • Page intérieure

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