In leppj 's collection
XXe ciel.com
Pencil
Et acrylique sur papier calque
29.7 x 42.2 cm (11.69 x 16.61 in.)
Added on 5/20/26
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Description
1ère planche de "Mémoires du XXe ciel 98" (Delcourt)
Repris en 1ère page de chacun des 4 tomes de "XXe ciel.com" (Humanoïdes Associés)
Repris dans l'intégrale "Le siècle d'Eva" (Casterman)
Repris en 1ère page de chacun des 4 tomes de "XXe ciel.com" (Humanoïdes Associés)
Repris dans l'intégrale "Le siècle d'Eva" (Casterman)
Inscriptions
Signé en bas à droite de la dernière case "Yslaire"
Comment
Une planche inachevée qui éclaire le processus créatif d'Yslaire pour XXe Ciel.com !
Yslaire à propos du XXe Ciel - La légende des Sambre - Glénat - 2003
Cette planche est la première page de mémoires du XXe Ciel 98 publiée chez Delcourt. Yslaire va la retoucher numériquement et ajouter les étoiles sur les drapeaux qui sont ici blancs. Étoiles que l'on retrouve au pied de l'Atomium lors de l'Expo Universelle de 58 à Bruxelles en case 3, ou encore sur la carlingue de l'avion américain qui conclue la page. Yslaire ajoutera par ordinateur la première case lunaire avec la bannière étoilée des USA en premier plan. Sous cette première case encore vide, il est écrit 1989, j'imagine que sa première idée était de dessiner le mur de Berlin éventré au centre duquel on aperçoit le haut de la porte de Brandebourg surmontée de son quadrige conduit par un ange, comme il le fera quelques pages plus loin dans l'album.
JL.Cambier et E.Verhoest à propos du XXe Ciel - 2003
Avec cette refonte de l'album aux Humanoïdes Associés, rebaptisé mémoires98, cette première planche est totalement modifiée par ordinateur. Les cases sont redistribuées et la mise en page transformée. C'est à présent sur un paysage lunaire en splash page éclairé d'un clair de Terre que se trouve 3 cases en incrustation, en haut le bombardier américain, en seconde case l'Expo de 58 puis les drapeaux étoilés dont la case a fortement été rétrécie.
Yslaire à propos du XXe Ciel - La légende des Sambre - Glénat - 2003
Sur cette esquisse d'ouverture, Yslaire tâtonne et place des cartouches de texte, laissés vierges, à gauche de chacune des cases. Il hésite, il ne sait pas comment plonger le lecteur dans le récit, le guider avec des textes ou le laisser librement interpréter ses dessins comme l'aurait fait un psychanalyste avec un test de Rorschach ? Le XXe Ciel est un projet atypique et laisser le lecteur entrer seul dans cet ouvrage composé d'un assemblage hétéroclite de photos retouchées d'étoiles, d'anges ou d'avions est une gageure. Déjà, l'introduction au XXe Ciel paru un an au paravant était un superbe ovni éditorial mais déstabilisant. Dans cette première version chez Delcourt, le lecteur doit assumer un lâcher prise et accepter de se perdre dans un dédale infra-narratif sur 16 planches muettes. (le texte n'arrive que brièvement en page 11 mais ne prend vraiment en charge le récit qu'à partir de la page 16) Les cartouches de texte de cette première planche seront supprimés dans la version définitive et jamais utilisés. Mais avec la refonte des Humanos, Yslaire choisit d'aider le lecteur et introduit le texte dès la seconde page, la lecture gagne en clarté.
Yslaire "de Hislaire à Yslaire" - Catalogue Artcurial - février 2023
À sa naissance en 1997, le XXe Ciel est d'abord un site internet qui devance de quelques années la future mode des blogs BD des jeunes années 2000. Boulet débute le sien en 2004 et Frantico/Trondheim en 2005. Yslaire le dit lui-même, plus le projet avance, moins il y a de support papier dans le XXe Ciel. Cette première planche c'est un peu le galop d'essai de cette nouvelle technique. Et donc sur cette page il y a encore une structure de planche avec un séquençage de cases. Une planche non finalisée qui trouvera ses formes définitives grâce au numérique. Mais rapidement Yslaire ne va dessiner que des illustrations isolées sur papier qu'il assemblera librement sur ordinateur sous forme de bande dessinée. Bilal adopte ce procédé la même année avec le Sommeil du Monstre, tout comme Larcenet pour "Blast", mais 10 ans plus tard. Parfois, il n'y a plus aucun support physique et tout est dessiné directement grâce à la tablette graphique. Combien y a-t-il d'originaux sous forme de planches pour le XXe Ciel ? Très peu certainement !
Yslaire à propos du XXe Ciel - La légende des Sambre - Glénat - 2003
Cette première page est reprise en ouverture d'album pour chacun des 3 autres volumes parus. Reprise, mais modifiée à chaque fois.
Pour le second volume mémoires99, la structure reste la même que pour la refonte du premier tome, mais l'auteur assombrit tant la page que ne ressortent que les étoiles de l'avion, de l'Expo 58, celles des drapeaux ainsi que le clair de Terre : un champs d'étoiles dans l'obscurité galactique. Une planche presque noire.
De profondes modifications de cette 1ère page apparaissent à la publication simultanée des deux derniers tomes en 2004 : mémoires<19>00 et mémoires<20>00.
La partie haute de la planche avec le bombardier américain est supprimée et remplacée par un ange. Franck Stern apparait en bas à droite en photo alors enfant et portant une paire d'ailes sur le dos. Un message d'erreur s'affiche au centre de la page dans une fenêtre informatique "Alert! You've got BUG!! reset". Et surtout, pour mémoires<19>00 la teinte est rouge début de siècle, tandis que pour mémoires<20>00 la page est bleue aux couleurs de l'Europe.
Dès la parution d'Introduction au XXe Ciel en 1997 chez Delcourt, j'ai été intrigué par cette promesse de série. C'est certainement le projet d'Yslaire qui a le plus déconcerté ses lecteurs. J'ai toujours été fasciné par la manière dont est écrite cette histoire sur 4 volumes : l'auteur nous donne les clés du récit sans nous baliser le chemin. Un vrai puzzle narratif. Le flou est sciemment entretenu. À tel point que les volumes mémoires <19>00 et <20>00 parus simultanément en 2004 n'ont pas d'ordre de lecture, ce sont les albums 3a et 3b (et non les albums 3 et 4). Cette déconstruction narrative radicale permet au lecteur d'appréhender l'histoire à travers les souvenirs évanescents d'une psychanalyste centenaire à la mémoire peut-être défaillante. Le récit semble nimbé d'interrogations, de doutes et de mystères. Une expérience de lecture nouvelle, exigeante et unique.
J'espère que ce trop long commentaire permettra de se rappeler combien Yslaire était en avance sur son temps. Il était alors un auteur à succès établit et il choisit de tout envoyer balader pour se réincarner autrement. Pour la mise en forme, il a défriché un chemin, une manière de créer de la bande dessinée qui est aujourd'hui l'autoroute des auteurs. Aux balbutiements d'internet, il était déjà là ! Pour le fond, il renonce à un déroulé chronologique du récit avec quelques flash-back traditionnels pour une narration complexe justifiée par le propos de la série. Yslaire est un grand auteur classique à présent avec Sambre, mais il ne faut pas oublier combien il est précurseur dans son domaine. C'est un vrai geek alors que l'on a pas du tout cette image de lui avec ce vernis du XIXe siècle qui lui colle à la peau.
Je suis heureux de cette première planche remplie d'étoiles qui sont au coeur de cette série (avec les anges). D'autant plus heureux que j'ai une affection toute particulière pour les planches, bien plus que pour les illustrations. Et avec le mode de création de cette série, j'ai eu beaucoup de chance de tomber dessus ! Si je trouve le processus de création digitale incroyable et qu'il permet une liberté folle aux auteurs, en tant que collectionneur, je ne peux m'empêcher de regretter la disparition des planches originales au profit de PDF. (ok boomer !)
PS : Si vous êtes arrivé jusque là, vous avez le droit d'avaler un cachet d'aspirine.
Le XIXe siècle, c'est Victor Hugo, et il l'a mieux raconté que moi. Avec Sambre, j'avais fait mes classes et il était temps d'essayer de raconter le siècle qui m'a vu naître et que j'allais bientôt quitter [...] J'avais une certitude, on ne pouvait raconter le XXe siècle que par la voix d'une psychanalyste, la plus actuelle des historiennes, qui s'exprimerait sur internet, le plus actuel des médias [...] Je suis parti sur la base des étoiles qui ont façonné l'image de ce siècle (étoile jaune, rouge, de l'Europe, de l'armée américaine...) J'ai imaginé que si ces symboles avaient été utilisés aussi souvent par des peuples opposés et pour des causes différentes, ce n'était pas un hasard. Il devait exister un sens commun, à savoir une quête des étoiles, une course vers l'espace toujours présent dans l'inconscient collectif.
Yslaire à propos du XXe Ciel - La légende des Sambre - Glénat - 2003
Cette planche est la première page de mémoires du XXe Ciel 98 publiée chez Delcourt. Yslaire va la retoucher numériquement et ajouter les étoiles sur les drapeaux qui sont ici blancs. Étoiles que l'on retrouve au pied de l'Atomium lors de l'Expo Universelle de 58 à Bruxelles en case 3, ou encore sur la carlingue de l'avion américain qui conclue la page. Yslaire ajoutera par ordinateur la première case lunaire avec la bannière étoilée des USA en premier plan. Sous cette première case encore vide, il est écrit 1989, j'imagine que sa première idée était de dessiner le mur de Berlin éventré au centre duquel on aperçoit le haut de la porte de Brandebourg surmontée de son quadrige conduit par un ange, comme il le fera quelques pages plus loin dans l'album.
Fin 1996, Balac intente un procès à Yslaire et aux Éditions Glénat et menace de mettre fin à Sambre. Yslaire envisage même d'abandonner la bande dessinée, du moins ce type de bande dessinée. Dans son esprit, son travail est encore prisonnier de la ligne claire et cet enfermement lui pèse. Il veut s'ouvrir de nouveaux espaces, fuir la routine, ne plus être là où on l'attend. La méthode de travail pour le XXe Ciel est audacieuse. Se contentant d'une très aléatoire intention scénaristique, Yslaire réalise d'abord des dessins, sorte de flashes graphiques, inspirés de reportages visuels marquants (premier homme sur la Lune, libération de Buchenwald...) La nature de son projet lui avait déjà imposé d'exploiter les possibilités d'internet. Il va pratiquement abandonner le papier au profit de l'ordinateur. Yslaire explore alors une multitude de possibilités graphiques. Un même dessin peut être l'objet de plusieurs traitements et être utilisé à divers endroits de l'ouvrage. Jusqu'au dernier moment, il peut modifier ses choix, ses textes comme ses cases. Le XXe Ciel est une série de ruptures. Yslaire rompt avec toutes les habitudes, même les siennes. Cette méthode est vécue comme la libération qu'il espérait tant. Mémoires du XXe Ciel 98 paraît aux Éditions Delcourt en janvier 1999. Mais l'album à peine sorti, l'auteur transfert le projet aux Humanoïdes Associés. À cette occasion l'ouvrage est totalement revisité.
JL.Cambier et E.Verhoest à propos du XXe Ciel - 2003
Avec cette refonte de l'album aux Humanoïdes Associés, rebaptisé mémoires98, cette première planche est totalement modifiée par ordinateur. Les cases sont redistribuées et la mise en page transformée. C'est à présent sur un paysage lunaire en splash page éclairé d'un clair de Terre que se trouve 3 cases en incrustation, en haut le bombardier américain, en seconde case l'Expo de 58 puis les drapeaux étoilés dont la case a fortement été rétrécie.
Chez Delcourt, mon problème est que je me suis senti en porte-à-faux par rapport à mon éditeur. Il n'est pas question ici de ses qualités ou des miennes, mais notre association ne fonctionnait pas. Elle créait une sorte de conflit entre ce qu'il attendait de mon travail et ce que je pouvais lui offrir. Cela a donné un album qui, au début, était parfaitement silencieux, et le texte arrivait après, presque en s'excusant.
Yslaire à propos du XXe Ciel - La légende des Sambre - Glénat - 2003
Sur cette esquisse d'ouverture, Yslaire tâtonne et place des cartouches de texte, laissés vierges, à gauche de chacune des cases. Il hésite, il ne sait pas comment plonger le lecteur dans le récit, le guider avec des textes ou le laisser librement interpréter ses dessins comme l'aurait fait un psychanalyste avec un test de Rorschach ? Le XXe Ciel est un projet atypique et laisser le lecteur entrer seul dans cet ouvrage composé d'un assemblage hétéroclite de photos retouchées d'étoiles, d'anges ou d'avions est une gageure. Déjà, l'introduction au XXe Ciel paru un an au paravant était un superbe ovni éditorial mais déstabilisant. Dans cette première version chez Delcourt, le lecteur doit assumer un lâcher prise et accepter de se perdre dans un dédale infra-narratif sur 16 planches muettes. (le texte n'arrive que brièvement en page 11 mais ne prend vraiment en charge le récit qu'à partir de la page 16) Les cartouches de texte de cette première planche seront supprimés dans la version définitive et jamais utilisés. Mais avec la refonte des Humanos, Yslaire choisit d'aider le lecteur et introduit le texte dès la seconde page, la lecture gagne en clarté.
En février 1997, j'achète mon premier Mac. J'apprends à programmer et avec l'aide de deux amis, je lance mon premier site internet Mémoires du XXe Ciel [...] Le contenu graphique est constitué de photos de presse, photocopiées sur papier recyclé et retouchées au crayon negro noir et encre de chine blanche, crayons de couleur aquarelle, marqueur à l'eau qui les dilue. Il y a des dessins crayonnés aussi sur papier Bristol, photocopiés et retouchés de la même manière pour rendre floue la frontière entre photo et dessin. Le tout est scanné et retouché dans Photoshop. Cette technique sera celle de tout XXeciel.com. Mais progressivement les esquisses sur papier perdent de leur précision, et l'intervention de photoshop s'accroît avec l'arrivée de la première tablette Wacom. J'utilise la structure du papier comme matière, je densifie le trait, je surexpose certaines parties de l'image, bref j'utilise les techniques propres à la photographie pour traiter mes dessins. Cela ouvre des espaces d'innovation graphique et surtout me libère de la "ligne claire". Dans les deux derniers tomes, l'étape de la photocopie disparaît, les esquisses qui deviennent aussi succintes que des intentions, sont redessinées et coloriées dans Photoshop, quand je n'improvise pas. Il n'y a plus d'encrage. Dans ces albums, il n'y a aucune planche originale au sens traditionnel, c'est à dire que toutes les images sont travaillées séparément, puis intégrées dans la mise en page sous Xpress pour construire un récit avec des cases et des textes et ressembler à de la Bande Dessinée.
Yslaire "de Hislaire à Yslaire" - Catalogue Artcurial - février 2023
À sa naissance en 1997, le XXe Ciel est d'abord un site internet qui devance de quelques années la future mode des blogs BD des jeunes années 2000. Boulet débute le sien en 2004 et Frantico/Trondheim en 2005. Yslaire le dit lui-même, plus le projet avance, moins il y a de support papier dans le XXe Ciel. Cette première planche c'est un peu le galop d'essai de cette nouvelle technique. Et donc sur cette page il y a encore une structure de planche avec un séquençage de cases. Une planche non finalisée qui trouvera ses formes définitives grâce au numérique. Mais rapidement Yslaire ne va dessiner que des illustrations isolées sur papier qu'il assemblera librement sur ordinateur sous forme de bande dessinée. Bilal adopte ce procédé la même année avec le Sommeil du Monstre, tout comme Larcenet pour "Blast", mais 10 ans plus tard. Parfois, il n'y a plus aucun support physique et tout est dessiné directement grâce à la tablette graphique. Combien y a-t-il d'originaux sous forme de planches pour le XXe Ciel ? Très peu certainement !
Le bleu est en quelque sorte le symbole de la fin du siècle. Et symboliquement, le début du siècle était vraiment rouge et noir. Regardez les drapeaux : le rouge hitlérien, le rouge communiste, puis le bleu de l'Europe. Le siècle tourne autour de ces trois couleurs.
Yslaire à propos du XXe Ciel - La légende des Sambre - Glénat - 2003
Cette première page est reprise en ouverture d'album pour chacun des 3 autres volumes parus. Reprise, mais modifiée à chaque fois.
Pour le second volume mémoires99, la structure reste la même que pour la refonte du premier tome, mais l'auteur assombrit tant la page que ne ressortent que les étoiles de l'avion, de l'Expo 58, celles des drapeaux ainsi que le clair de Terre : un champs d'étoiles dans l'obscurité galactique. Une planche presque noire.
De profondes modifications de cette 1ère page apparaissent à la publication simultanée des deux derniers tomes en 2004 : mémoires<19>00 et mémoires<20>00.
La partie haute de la planche avec le bombardier américain est supprimée et remplacée par un ange. Franck Stern apparait en bas à droite en photo alors enfant et portant une paire d'ailes sur le dos. Un message d'erreur s'affiche au centre de la page dans une fenêtre informatique "Alert! You've got BUG!! reset". Et surtout, pour mémoires<19>00 la teinte est rouge début de siècle, tandis que pour mémoires<20>00 la page est bleue aux couleurs de l'Europe.
Dès la parution d'Introduction au XXe Ciel en 1997 chez Delcourt, j'ai été intrigué par cette promesse de série. C'est certainement le projet d'Yslaire qui a le plus déconcerté ses lecteurs. J'ai toujours été fasciné par la manière dont est écrite cette histoire sur 4 volumes : l'auteur nous donne les clés du récit sans nous baliser le chemin. Un vrai puzzle narratif. Le flou est sciemment entretenu. À tel point que les volumes mémoires <19>00 et <20>00 parus simultanément en 2004 n'ont pas d'ordre de lecture, ce sont les albums 3a et 3b (et non les albums 3 et 4). Cette déconstruction narrative radicale permet au lecteur d'appréhender l'histoire à travers les souvenirs évanescents d'une psychanalyste centenaire à la mémoire peut-être défaillante. Le récit semble nimbé d'interrogations, de doutes et de mystères. Une expérience de lecture nouvelle, exigeante et unique.
J'espère que ce trop long commentaire permettra de se rappeler combien Yslaire était en avance sur son temps. Il était alors un auteur à succès établit et il choisit de tout envoyer balader pour se réincarner autrement. Pour la mise en forme, il a défriché un chemin, une manière de créer de la bande dessinée qui est aujourd'hui l'autoroute des auteurs. Aux balbutiements d'internet, il était déjà là ! Pour le fond, il renonce à un déroulé chronologique du récit avec quelques flash-back traditionnels pour une narration complexe justifiée par le propos de la série. Yslaire est un grand auteur classique à présent avec Sambre, mais il ne faut pas oublier combien il est précurseur dans son domaine. C'est un vrai geek alors que l'on a pas du tout cette image de lui avec ce vernis du XIXe siècle qui lui colle à la peau.
Je suis heureux de cette première planche remplie d'étoiles qui sont au coeur de cette série (avec les anges). D'autant plus heureux que j'ai une affection toute particulière pour les planches, bien plus que pour les illustrations. Et avec le mode de création de cette série, j'ai eu beaucoup de chance de tomber dessus ! Si je trouve le processus de création digitale incroyable et qu'il permet une liberté folle aux auteurs, en tant que collectionneur, je ne peux m'empêcher de regretter la disparition des planches originales au profit de PDF. (ok boomer !)
PS : Si vous êtes arrivé jusque là, vous avez le droit d'avaler un cachet d'aspirine.
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About Yslaire
Bernard Hislaire is a Belgian artist, who is known for his poetic and litterary comics oeuvre, which he has mostly published under the name Yslaire.