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XIII, El Cascador, Planche originale 14 by William Vance, Jean Van Hamme - Comic Strip
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XIII, El Cascador, Planche originale 14

Comic Strip
Ink
57 x 42 cm (22.44 x 16.54 in.)
Grand format dit "raisin" de 42 x 57 cm planche 14
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Inscriptions

signé W. Vance & J. Van Hamme

Comment

XIII

Dessin : William Vance

Planche grand format 14 du tome 10 'El Cascador' publié en 1994 chez Dargaud

Entièrement réalisée à l'encre de chine

On l'appelle XIII. Faute de mieux. Car l'homme n'a plus d'identité. Blessé d'un coup de feu à la tempe, il a perdu la mémoire. Seul indice : le chiffre XIII tatoué sous sa clavicule gauche. Il décide de partir sur les traces de son passé. Mais il n'est pas seul : de mystérieux tueurs cherchent à l'abattre, l'obligeant à se lancer dans une course éperdue pour sa survie. Il découvre alors qu'il est "le meurtrier le plus haï et le plus recherché de toute la planète", accusé d'avoir assassiné le président des Etats-Unis... Inspiré par un thriller de Robert Ludlum (La Mémoire dans la peau), le scénariste Jean Van Hamme (auteur de Thorgal et de Largo Winch) a imaginé un récit haletant aux rebondissements incessants, magistralement servi par le graphisme réaliste de William Vance (dessinateur de Bruno Brazil). Avec plus de trois millions d'exemplaires vendus, XIII s'est imposé comme la série de référence de la bande dessinée d'aventures et d'espionnage.

L'album El Cascador reste pour moi l'un des chefs d'oeuvre graphique de Vance et on comprend pourquoi à la lecture de son interview. A partir de cela pas besoin de vous expliquer pourquoi j'ai choisi cette planche illustrant à la perfection la réponse du dessinateur en plus de reprendre la scène de cette couverture mythique.

Interview de W. Vance:
https://youtu.be/T526uSHBRco

Dans une des rares interview des deux compères en 2004 voici leurs réponses a la question: quel est votre album préféré.
Van Hamme : Sur le plan graphique, les Trois Montres d’Argent offre une variété de décors, de personnages et d’ambiances mexicaines fort intéressante. Le passé et le présent s’y entremêlent. Par contre, j’apprécie la trame du diptyque Le Dossier Jason Fly et La Nuit du 3 Août. La quête de XIII y est plus intime, plus sensible. Je songe notamment à sa relation avec le vieil aveugle, Zeke Hattaway, qui fut le premier à reconnaître XIII. Ceci dit, je tiens à vous rassurer, je m’amuse à écrire chaque nouvel épisode...
Vance : Ma préférence va à Rouge Total car l’intrigue est cohérente. Le dénouement de cette machination y est très fort. J’ai adoré dessiner El Cascador car cet album contient beaucoup de scènes d’action.

La série "XIII" semble être le fruit d'une complicité entre Van Hamme et vous.
Oui, effectivement. En général, j'apprécie le travail de Jean Van Hamme. Au début, nous discutions des thèmes. A présent, notre complicité et notre confiance sont telles que nous ne discutons même plus des sujets. Je tiens à préciser que je n'interviens pas sur les scénarios comme lui n'intervient pas sur les dessins. Il faut bien distinguer nos deux activités. Le scénariste livre un scénario et le dessinateur sait marcher tout seul.

Avez-vous été proche des milieux des services secrets et de l'armée que vous dessinez pour "XIII"?
Non. Je puise mon inspiration dans des revues spécialisées. La recherche de documentation est primordiale pour la série "XIII", elle détermine la qualité d'une histoire hyperréaliste.

Dans quelle mesure le cinéma influence-t-il votre travail?
Je suis attiré par les films d'action américains comme "The Rock", "Independance Day", "Broken Arrow". Les films mièvres m'ennuient. De mon point de vue, une bonne BD est une BD où il y a de l'action; il faut que le lecteur puisse s'évader et non pas passer son temps à réfléchir sur des problèmes.

Les personnages féminins obéissent à peu près tous à un même canon. Existe-t-il un modèle plus ou moins déterminé?
Elles émanent de mon imagination. Il s'agit d'un type de femme idéale: une séductrice avec beaucoup de charme qui fait rêver 99% des lecteurs. Il n'y a pas de modèle déterminé, il faudrait plusieurs femmes et prendre le meilleur de chacune. Je ne ridiculise pas la femme, comme certain le font. Ma préférée est bien entendu Jones. Je l’ai directement dessinée de cette manière. Par après, je me suis un peu inspiré de la chanteuse Withney Houston. J’ai été surpris de voir que cette dernière portait la même coiffure que mon personnage dans Bodyguard. J’avais donné cette coiffure à Jones bien avant…

Votre technique n'est pas loin de la perfection. Cherchez-vous néanmoins à améliorer quelque chose dans vos dessins?
Je suis à la recherche d'une amélioration constante de mon style car je suis très exigeant avec moi-même. Chaque nouvelle histoire suppose une occasion de me perfectionner. Je ne vais pas dévoiler quel aspect j'ai envie d'améliorer. C'est un secret personnel. De toute façon, le monde ne comprend généralement pas ce qui se passe dans la tête du dessinateur. Cela se verra au fur et à mesure, il y a une constante évolution.

vous disiez être un dessinateur désordonné. Vous allez de case en case, de planche en planche, sans jamais finir la case d’un seul coup…

Oui. J’aime cela. Je laisse mijoter les choses ! Je ne fais quasiment pas de croquis pour mes cases. Je la commence donc, puis je passe à une autre quand je ne suis pas inspiré ou que je souhaite dessiner quelque chose de différent. J’y reviens quelques jours ou semaines après pour la peaufiner. Je peux très bien dessiner la carrosserie d’une voiture un jour et les jantes et les pneus des mois plus tard. C’est mon petit désordre, qui a une logique !

Éprouvez-vous plus de plaisir à crayonner ou à encrer ?
Je ne fais pas beaucoup de crayonné. Je travaille à l’aveugle. J’ai une vision de la case avant de la dessiner. Je découpe ma planche et fais un très vague croquis, que seul moi peux comprendre ! C’est dire si cela ne ressemble pas à grand-chose ! Après je donne la priorité aux textes. En voyant où tombe le texte dans une case, je positionne les personnages. Puis, je rajoute les décors. Si les personnages sont à l’arrière-plan, je travaille bien entendu de manière différente. Et tout cela dans mon petit désordre, bien entendu !

Pourquoi renoncez-vous à vendre certaines planches originales?
Qui dit que je renonce? Il est certain que je ne vendrais pas ce que je considère comme les planches clefs de mon oeuvre.

Quelles sont celles que vous considérez comme majeures dans "XIII"?
Elles sont toutes importantes mais j'ai une préférence pour les scènes d'action dans la nature plutôt que pour les planches "de dialogue".

Publication

  • El cascador
  • Dargaud
  • 02/1994
  • Page 14

Thematics


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About William Vance

William Vance, pseudonym of William van Cutsem, made his debut with some illustrations in the Dutch version of Tintin magazine. His first comic stories were generally biographies, but in 1964 he started his first series, 'Howard Flynn', about a navy officer. Vance's talent really revealed itself when he made the western series 'Ray Ringo' and the special agent series 'Bruno Brazil', which was written by Michel Greg. He then succeeded Gérald Forton on Henri Verne's 'Bob Morane' series, which was published in Femmes d'Aujourd'hui, Pilote and Tintin. While doing 'Bob Morane', Vance illustrated several other stories for Femmes d'Aujourd'hui, such as 'S.O.S. Nature', 'Mongwy', 'Rodric' and the 'Ramiro' series. Together with André-Paul Duchâteau, he made 'Bruce J. Hawker' from 1976 in Tintin and again Femmes d'Aujourd'hui. Highlight of his career became 'XIII', an espionage series written by Jean Van Hamme, inspired byLudlum's book 'The Bourne Identity'. Starting in 1984, 'XIII' is built around a character in search of his true identity. What follows is a series of exciting intrigues, government and military cover-ups, murder attempts and action scenes. Vance returned to the western genre in 1991 with illustrating the 'Blueberry' spin-off 'Marshall Blueberry' (text by Jean Giraud). Text (c) Lambiek