Dans la collection de Ludovic
Tongue Lash • La Morsure du Serpent
Encre de Chine
30 x 45.5 cm (11.81 x 17.91 in.)
Ajoutée le 01/02/2026
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Description
Tongue Lash Tome 1 • La Morsure du Serpent
Planche 4
Publication chez Dark Horse Comics (USA) et Soleil Productions
Encre de Chine sur papier Dark Horse Comics
Planche 4
Publication chez Dark Horse Comics (USA) et Soleil Productions
Encre de Chine sur papier Dark Horse Comics
Inscriptions / Signatures
JM Lofficier • Randy Loff • Dave Taylor
Commentaire
A propos de Tongue Lash et des influences de Dave Taylor (1964-2025)
Publiée initialement aux États-Unis chez Dark Horse en janvier 1996 avant de rejoindre le catalogue des éditions Soleil trois mois plus tard, Tongue Lash est le fruit d’une collaboration entre le dessinateur britannique Dave Taylor et les scénaristes Randy et Jean-Marc Lofficier. Ce couple franco-américain est notamment connu pour avoir été les agents de Moebius outre-Atlantique et les traducteurs de nombreuses œuvres de la bande dessinée française. Cette série marque le moment charnière où l'artiste britannique, alors jeune talent chez Marvel et DC, décide de s'affranchir du style académique américain pour explorer une narration européenne héritée de ses maîtres spirituels.
L'œuvre naitra de la rencontre avec Jean Giraud. En 1988, après avoir examiné le portfolio du jeune dessinateur insistant, Moebius l'encourage à s'engager sur une voie plus personnelle, le poussant à s'affranchir des codes du comics. Quelques années plus tard, après qu'une amitié discrète se soit installée entre les deux hommes, et juste avant Tongue Lash, Dave Taylor publie sa première histoire moebiusienne intitulée Arzach Jams dans Moebius Comics #3.
Le processus contraignant de l'industrie du comics avec ses délais intenables, ses équipes imposées (encreur, coloriste, lettreur), ou encore les directives éditoriales, emprisonne rapidement Dave Taylor qui voit son rêve d'enfant se transformer en cauchemar. Il déclarera dans une interview :
Après une pause forcée, officiellement pour raisons médicales, Dave Taylor revient avec Tongue Lash où il peut fusionner la ligne claire de Moebius, l'expressionnisme d'un Fritz Lang et une certaine esthétique victorienne. Le résultat est un polar noir transposé dans un univers rétrofuturiste. Dans ce monde où les divinités précolombiennes sont vénérées, où le bondage est érigé en mode de vie et où le temps est un domaine réservé aux puissants, Tongue et Lash, un duo de détectives inattendus engagés par Lady Rain-Star-Path, enquêtent sur la maîtresse de son père et se retrouvent piégés.
Les critiques de l’époque, plus que partagés, reconnurent cependant de manière unanime la pureté du trait de Taylor, certains lecteurs se laissant même tromper par une ligne qui convoquait si « clairement » le maître. C'est pourtant grâce à cette série que Dave Taylor gagne définitivement le respect de ses pairs, admiré pour sa capacité à bâtir des univers d'une grande cohérence visuelle. Cette reconnaissance lui ouvre les portes de projets prestigieux, notamment le remarqué Batman: Death by Design (2012) avec Chip Kidd, qui s'illustrera par deux fois au classement des meilleures ventes du New York Times, ainsi qu'une collaboration au long cours sur l'iconique Judge Dredd.
À l’instar de Geof Darrow, Dave Taylor s’appuie sur Moebius pour se libérer du carcan d’un comics trop normé. Si Tongue Lash reste une énigme pour beaucoup de ceux qui l’ont croisé, il reste un acte d'indépendance fondateur, où Dave Taylor s'affirme comme un auteur de bande dessinée libre.
La planche s'inscrit au moment où Lady Rain-Star-Path vient trouver l'improbable couple de détectives qui donne son titre à la série. Si ce premier tome m'avait emballé à l'époque, le second opus, sorti plusieurs années plus tard chez Pointe Noire, m'était apparu plus convenu.
L'œuvre naitra de la rencontre avec Jean Giraud. En 1988, après avoir examiné le portfolio du jeune dessinateur insistant, Moebius l'encourage à s'engager sur une voie plus personnelle, le poussant à s'affranchir des codes du comics. Quelques années plus tard, après qu'une amitié discrète se soit installée entre les deux hommes, et juste avant Tongue Lash, Dave Taylor publie sa première histoire moebiusienne intitulée Arzach Jams dans Moebius Comics #3.
Le processus contraignant de l'industrie du comics avec ses délais intenables, ses équipes imposées (encreur, coloriste, lettreur), ou encore les directives éditoriales, emprisonne rapidement Dave Taylor qui voit son rêve d'enfant se transformer en cauchemar. Il déclarera dans une interview :
Je finissais par devenir fou parce que je faisais le travail que j'avais toujours voulu faire, mais je n'étais pas heureux de le faire.
Après une pause forcée, officiellement pour raisons médicales, Dave Taylor revient avec Tongue Lash où il peut fusionner la ligne claire de Moebius, l'expressionnisme d'un Fritz Lang et une certaine esthétique victorienne. Le résultat est un polar noir transposé dans un univers rétrofuturiste. Dans ce monde où les divinités précolombiennes sont vénérées, où le bondage est érigé en mode de vie et où le temps est un domaine réservé aux puissants, Tongue et Lash, un duo de détectives inattendus engagés par Lady Rain-Star-Path, enquêtent sur la maîtresse de son père et se retrouvent piégés.
Les critiques de l’époque, plus que partagés, reconnurent cependant de manière unanime la pureté du trait de Taylor, certains lecteurs se laissant même tromper par une ligne qui convoquait si « clairement » le maître. C'est pourtant grâce à cette série que Dave Taylor gagne définitivement le respect de ses pairs, admiré pour sa capacité à bâtir des univers d'une grande cohérence visuelle. Cette reconnaissance lui ouvre les portes de projets prestigieux, notamment le remarqué Batman: Death by Design (2012) avec Chip Kidd, qui s'illustrera par deux fois au classement des meilleures ventes du New York Times, ainsi qu'une collaboration au long cours sur l'iconique Judge Dredd.
À l’instar de Geof Darrow, Dave Taylor s’appuie sur Moebius pour se libérer du carcan d’un comics trop normé. Si Tongue Lash reste une énigme pour beaucoup de ceux qui l’ont croisé, il reste un acte d'indépendance fondateur, où Dave Taylor s'affirme comme un auteur de bande dessinée libre.
La planche s'inscrit au moment où Lady Rain-Star-Path vient trouver l'improbable couple de détectives qui donne son titre à la série. Si ce premier tome m'avait emballé à l'époque, le second opus, sorti plusieurs années plus tard chez Pointe Noire, m'était apparu plus convenu.
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A propos de Dave Taylor
Dave Taylor est un créateur de bande dessinée britannique . Il est surtout connu pour son travail sur Force Works , ainsi que pour les histoires de Batman et Judge Dredd.
Taylor est né à Liverpool en 1964 et a fréquenté la Liverpool Arts School.
Il a obtenu un emploi chez Marvel UK en 1990, avant d' entrer dans le domaine de la bande dessinée américaine en 1994. Il il a travaillé sur "Force Works" de la Marvel et divers comics "Batman" pour DC comics.
Taylor, déçu par la façon de travailler des américains (délais trop courts qui l'ont obligé à prendre un encreur) et atteint d'une double hernie, s'est mis au repos pendant longtemps. Il est revenu à la bande dessinée grâce à Peter Doherty qui lui a rappelé son désir de toujours, travailler sur Judge Dredd ce qu'il a fait pour 2000 AD. Il a également dessiné pour les séries du "Doctor Who" pour Titan Comics et dessiné les premiers numéros de la série "Twelfth Doctor" de Peter Capaldi.
Taylor décrit ses influences comme «œuvres d’art victoriennes et œuvres du début du siècle, puis Moebius et quelques illustrateurs italiens et espagnols. Et puis, bien sûr, il ya les artistes 2000AD , comme Esquerra , Mike McMahon et Brian Bolland ».