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Planches 20 et 21 - Batman White Knight presents Harley Quinn #6 by Matteo Scalera, Sean Gordon Murphy, Katana Collins, Dave Stewart - Comic Strip
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Planches 20 et 21 - Batman White Knight presents Harley Quinn #6

Comic Strip
2021
Ink
43 x 56 cm (16.93 x 22.05 in.)
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Planche 20
Planche 21
Planches 20 et 21 version imprimée
Planche 20 couleur
Planche 21 couleur
Planche 22 couleur
Petit montage version lavis
Petit montage version couleur
Les 6 issues avec les variant covers de Matteo Scalera

Description

Planches 20 et 21 de la sixième et dernière issue de Batman White Knight presents Harley Quinn dessiné par Matteo Scalera, colorisé par Dave Stewart et scénarisé par Sean Gordon Murphy et Katana Collins
Les deux premières planches de l'épilogue de cette histoire.

Inscriptions

Signées en bas à droite

Comment

J’ai découvert le travail de Matteo Scalera ici même sur 2dgalleries. Alors tout simplement merci à toi grandissante plateforme de partage de visuels multi-patchwork en tout genre !

Je dois avouer ne jamais lire de comics. Alors pour ce qui est d’acheter des planches de comics, autant dire que c’était jusqu’alors le vide intersidéral. Je n’en avais aucune ! Normal en quelque sorte !
Je suis très franco-belge et les super-héros en super collant super moule burnes, c’est pas vraiment mon truc ! Pourtant, s’il ne devait en rester qu’un, ce serait sans conteste Batman avec son dark universe et sa lutte permanente contre le crime… le super-héros sans super pouvoir au fort accent de détective justicier ultra-richissime et maître en arts martiaux. Bon, les films de Tim Burton et Christopher Nolan doivent forcément avoir un lien avec cet attachement pour ce super-héros plutôt qu’un autre. Je ne vois aucune autre explication !

Pas mon truc et pourtant…

Fin d’année dernière, Marco a posté sur 2dgalleries plusieurs planches de Matteo Scalera issues de Batman White Knight presents Harley Quinn et je me suis longuement arrêté sur ses visuels. Quel talent et quelle facilité ! Vraiment déconcertant ! Matteo Scalera m’a vraiment soufflé et cela faisait longtemps que je n’avais pas ressenti pareille émotion en découvrant le trait d’un artiste que je ne connaissais pas. Et la raison a repris le dessus et je me suis dit : « ce n’est pas pour moi, c’est du comics et j’ai donc passé ma route ! »

… Gasp ! Pow ! Smash ! Bam !

Quelques mois passèrent et l’annonce par la galerie 9e art de l’exposition commune Sean Gordon Murphy et Matteo Scalera a quelque peu ravivé ma curiosité, animée également par celle d’un ami qui était lui aussi bien motivé. J’apprends alors que l’issue #4 sera en vente sur Paris à partir du 1er avril et en surfant sur la vague, je découvre que l’issue #6 est également en vente outre-atlantique depuis quelques jours déjà. En tant que bon franchouillard prêt à faire fonctionner le commerce local, je me décide à patienter la mise en vente parisienne. D’ordinaire, je vais directement en galerie, le face à face étant très important pour moi. Mais là pour le coup, confinement oblige… enfin le fameux « freiner sans enfermer » dont on a tant entendu parler et j’attends patiemment la mise en ligne. Et la magie n’opère pas vraiment. Prix plus cher et surtout aucune planche ne me parle suffisamment au point de craquer. Faut dire que je n’avais pas lu l’histoire, alors cela ne m’a sans doute pas aidé à sauter le pas. Bref, je reste bien sur ma faim et je me prends direct dans la foulée un jetlag de plein fouet. Je recommence à rezieuter outre-atlantique et une planche en particulier que j’avais déjà regardée à plusieurs reprises me plait toujours autant. J’hésite, je réfléchis, j’en parle avec mon ami et puis on se décide à se jeter à l’eau ensemble. Sauf qu’entre-temps et même si je n’avais toujours pas lu l’histoire, je m’étais dit que quitte à y aller, autant y aller plutôt deux fois qu’une.

L’art séquentiel avant tout et avec un début et une fin s’il vous plait !

J’ai été immédiatement subjugué par la planche 20 de cette issue #6 qui clôture le récit de Batman White Knight presents Harley Quinn. L’ouverture avec cette grande case et cette grande bâtisse très américaine et le « séquençage » m’ont aussitôt séduit. Pas besoin de dialogue pour comprendre ce qui se passe et j’ai tout de suite aimé la douceur qui s’émane de cette planche. Et puis quelle maîtrise du lavis ! Je suis époustouflé à chaque fois que je la regarde ! Quelle précision et que de détails ! Et puis, cette dernière case avec l’interrupteur me laissait une légère sensation de trop peu. Elle me donnait à chaque fois envie d’en savoir plus…

J’aime pouvoir accrocher à mon mur un morceau d’histoire avec un début et une fin et aussi que celui-ci puisse être extrait de l’histoire globale et être compris par tout un chacun. J’aime le côté universel de certaines œuvres qui permet d’attiser la curiosité et d’engager de super échanges et notamment avec des personnes qui ne sont pourtant pas très attachées à la bande dessinée, ni à l’art sous toutes ses formes.

Alors, je me suis mis à regarder avec attention la planche suivante, la 21 ! Je ne sais pas pourquoi mais je ne l’avais jamais vraiment regardé et quelle erreur ! J’étais en train de passer à côté d’une belle pépite ! Je n’y avais pas prêté attention, mais il se dégage de cette planche une très belle énergie avec toutes ces mines joyeuses et mon attention s’est d’autant plus portée sur cette incroyable première case et surtout sur la dernière qui permet de clôturer cette séquence de la plus belle des manières. Même pour quelqu’un qui ne connait pas, lire le mot « Batman » en toute fin est forcément évocateur et fournira une toute autre lecture à celui qui voudra s’en saisir. En regardant de plus près cette seconde planche, on y découvre alors sur la gauche de la première case la Batpod façon Matteo Scalera… la moto de Batman quoi ! Et enfin, pour les aficionados, on se dit que cette bâtisse ne peut finalement se trouver qu’à Gotham City et que cette femme que l’on voit dans toutes ces cases et que l’on découvre accompagnée de deux hyènes ne peut être que Harley Quinn ou plutôt son double civil… Harleen Quinzel. Autant dire que j’ai été conquis et que j’ai très rapidement décidé que l’une n’irait pas sans l’autre !

Un plaisir graphique et un réel plaisir narratif !

Contrairement à mes deux autres comparses qui ont récemment posté sur 2dgalleries (pabelbaba et fabcollection), j’ai lu peu de temps après mon achat les 6 issues de Batman White Knight presents Harley Quinn, la totale quoi et comment dire… je les ai dévorées d’une traite ! Nul besoin de s’y connaitre pour comprendre l’histoire. Je ne vais pas la spoiler, mais tout ce que je peux dire c’est qu’il y a en fait une histoire dans l’histoire. On retrouve tout d’abord un grand classique avec un super vilain qui vient semer le crime sur Gotham : The Producer accompagné d’une vilaine répondant au doux nickname de Starlet ! Et surtout on découvre dans cette série les liens qui unissent Bruce Wayne/Batman avec Jack Napier/Le Joker et le Dr Harleen Quinzel/Harley Quinn depuis le premier jour. La psychologie des personnages est très travaillée et avec tous ces flashbacks, on en apprend beaucoup sur leurs histoires respectives et communes. Cette histoire dans l’histoire donne de la profondeur au récit et aux personnages et c’est clairement ce qui m’a séduit et tenu en haleine. J’ai vraiment adoré et les dessins superbement mis en couleur m’ont littéralement embarqué. Nul doute que l’on retrouvera The Producer et probablement sous les traits de Matteo Scalera. Je l’espère en tout cas. Affaire à suivre…

Un doux craquage

Après cette très agréable lecture, j’ai d’autant plus savouré mes deux planches. Ok, pas de splash ni de DPS dans ce choix. Ce ne sont pas les planches les plus tonitruantes et donc les must have de cette histoire. C’est certain. Mais je dirai que j’ai quand même eu du nez ou du bol, je vous laisse juge sur le bon terme à retenir. Avec ces grandes cases, cette douce énergie et ce découpage très séquentiel, je ne les échangerai contre aucune autre. Je valide clairement ce doux craquage et d’autant plus que ces deux planches constituent les deux premières pages de l’épilogue de cette très belle histoire. Autant dire la fin de la fin et même s’il manque la toute dernière planche, l’essentiel y est et d’autant plus que cette dernière ne m’est pas apparue comme tonitruante et bien que ce soit une splash. Ça doit être mon manque de culture en comics qui parle car elle s’est vendue immédiatement à trois fois le prix des deux miennes et je dois avouer ne pas bien comprendre ! Pour dire, même au prix d’une des miennes, je ne l’aurai pas prise, mes deux planches se complétant à merveille et se suffisant à elles-mêmes. Je ne pouvais espérer meilleure fin avec ce mot doux de Batman à l’attention d’Harley Quinn. Welcome home ! Love !

Le pitch de l’histoire pour les intéressés

Le Joker est mort, Bruce Wayne est derrière les barreaux et Gotham City commence tout juste à se redéfinir sans Batman. Alors que Harley Quinn a du mal à s'adapter à sa nouvelle vie en tant que mère des jumeaux de Jack Napier, un insaisissable cerveau appelé The Produceur saisit le moment pour rassembler une équipe de vilains, à commencer par Starlet qui assassine les stars du cinéma de l'âge d'or de Gotham en rendant hommage à leurs principaux rôles sur grand écran. Lorsqu'une scène de crime récente et horrible suggère un lien avec le Joker, l’unité de super-flics GTO et l'agent du FBI Hector Quimby se tournent vers Harley… seule personne qui pourrait résoudre cette affaire. Avec l'aide de Bruce, Harley accepte de se lancer dans cette enquête. Mais pour protéger ses enfants et sa ville d'un acte final fatal, Harley doit flirter avec la folie et affronter son propre passé...

Petit ajout en image additionnelle des six issues avec les variant covers réalisées par Matteo Scalera

Je n'ai jamais aimé depuis tout petit l'idée d'avoir une bande dessinée avec une couverture réalisée par un autre auteur que celui qui a fait les planches. Idem si c'est le même dessinateur mais que la technique utilisée est différente entre la couverture et les planches. Pour moi, la couverture, c'est ce qui me donne envie d'ouvrir la bande dessinée pour la découvrir, alors si l'intérieur n'est pas dans la même lignée que la couverture, grosse déception et peu pour moi. Du coup, idem pour les comics et j'ai préféré et de loin prendre les versions avec les couvertures réalisées par Matteo Scalera.

Publication

  • Book Six
  • Dc Comics
  • 05/2021
  • Page 20-21

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