Dans la collection de leppj
Peter Pan - Mains Rouges
Encre de Chine
32.5 x 45.4 cm (12.8 x 17.87 in.)
Ajoutée le 20/04/2026
Lien copié dans le presse-papier !








Description
7ème planche de "Mains Rouges" 4ème volume de la série Peter Pan
De l'encre, du tipp-ex et quelques rustines typiques de Loisel 😅
De l'encre, du tipp-ex et quelques rustines typiques de Loisel 😅
Commentaire
Cette planche est un moment clé dans la série. Peter comprend que c'est lui qui est responsable de l'infection mortelle de Pan car il a oublié de se laver ses mains avant de l'opérer comme lui avait expliqué Kundal. Sa culpabilité le poussera à évoluer et devenir Peter Pan.
La narration de Loisel est fluide, jouant des lumières et des focales avec virtuosité.
C'est un moment d'échange et d'intimité entre Clochette et Peter. La fée est mise en valeur, notamment dans la première case avec une mise en page originale, où elle est en avant plan avec ses hanches charnues comme les aime l'auteur. On a l'impression qu'elle entre dans la case. Loisel réussit à ne pas représenter ses pieds grâce au cadrage, c'est la partie du corps humain qu'il trouve pénible à dessiner. Dans plusieurs interviews, il explique qu'il a plusieurs astuces pour les dissimuler aux yeux du lecteur, une touffe d'herbe, un rocher, ou encore le bord de la case !
Clochette est dessinée sous toutes les coutures (de bas en peaux de guêpes) et avec des tailles variées grâce au jeu des gros plans et des vues d'ensemble. Elle est présente dans 5 cases sur 7.
La mise en couleur de cette page change radicalement l'ambiance générale. En noir et blanc et sans lire les textes, la planche semble être apaisée et baignée de lumière. Peter est comme un enfant qui joue au bord d'une rivière par un bel après midi d'été. Le drame est loin, la tragédie se fait discrète. En couleur, on comprend que c'est plongé dans la nuit que Peter lave ses mains couvertes du sang séché de Pan et du sien qui coule de son doigt qu'il vient d'entailler. C'est un pacte de sang qui scellera la nouvelle identité de Peter Pan (et qu'il confirmera quelques pages plus loin lorsqu'il ira ingérer une poignée de cendre du corps incinéré de Pan). Le voile nocturne et le rouge du sang apportent une touche oppressante à l'atmosphère de la planche.
Peter parle
Le sang est au coeur de cet album "Mains Rouges" comme il l'est au sein de cette planche et seule la couleur en révèle toute la puissance symbolique et dramatique.
Et c'est là qu'il est amusant de lire ces mots de Loisel repris dans l'ouvrage "Dans l'ombre de Peter Pan" de C.Pissavy-Yvernault :
Loisel voulait-il inconsciemment laisser Peter à l'écart d'un terrible traumatisme pour quelques temps encore ?
La narration de Loisel est fluide, jouant des lumières et des focales avec virtuosité.
C'est un moment d'échange et d'intimité entre Clochette et Peter. La fée est mise en valeur, notamment dans la première case avec une mise en page originale, où elle est en avant plan avec ses hanches charnues comme les aime l'auteur. On a l'impression qu'elle entre dans la case. Loisel réussit à ne pas représenter ses pieds grâce au cadrage, c'est la partie du corps humain qu'il trouve pénible à dessiner. Dans plusieurs interviews, il explique qu'il a plusieurs astuces pour les dissimuler aux yeux du lecteur, une touffe d'herbe, un rocher, ou encore le bord de la case !
Clochette est dessinée sous toutes les coutures (de bas en peaux de guêpes) et avec des tailles variées grâce au jeu des gros plans et des vues d'ensemble. Elle est présente dans 5 cases sur 7.
La mise en couleur de cette page change radicalement l'ambiance générale. En noir et blanc et sans lire les textes, la planche semble être apaisée et baignée de lumière. Peter est comme un enfant qui joue au bord d'une rivière par un bel après midi d'été. Le drame est loin, la tragédie se fait discrète. En couleur, on comprend que c'est plongé dans la nuit que Peter lave ses mains couvertes du sang séché de Pan et du sien qui coule de son doigt qu'il vient d'entailler. C'est un pacte de sang qui scellera la nouvelle identité de Peter Pan (et qu'il confirmera quelques pages plus loin lorsqu'il ira ingérer une poignée de cendre du corps incinéré de Pan). Le voile nocturne et le rouge du sang apportent une touche oppressante à l'atmosphère de la planche.
Peter parle
"du sang qui poisse, qui sèche... ici, là-bas, le ventre, le coeur, les bras, les mains, les doigts... Tout est rouge, d'un beau rouge sang. Il suffit d'un peu d'eau pour nettoyer les traces de cette vilaine couleur."
Le sang est au coeur de cet album "Mains Rouges" comme il l'est au sein de cette planche et seule la couleur en révèle toute la puissance symbolique et dramatique.
Et c'est là qu'il est amusant de lire ces mots de Loisel repris dans l'ouvrage "Dans l'ombre de Peter Pan" de C.Pissavy-Yvernault :
"Alors que cette main rouge est au coeur de l'album, jusqu'à la planche 12 j'ai fait toutes mes couleurs en oubliant de la colorier en rouge ! Comme j'avais déjà envoyé mes pages à l'éditeur pour qu'il commence la photogravure, ils ont dû tout me renvoyer au dernier moment pour que je corrige ça !"
Loisel voulait-il inconsciemment laisser Peter à l'écart d'un terrible traumatisme pour quelques temps encore ?
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A propos de Régis Loisel
Régis Loisel, né à Saint-Maixent-l'École, est un dessinateur et scénariste de bande dessinée français notamment connu pour les séries La Quête de l'oiseau du temps et Peter Pan. Il est cofondateur du festival de Perros-Guirec.