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La Fièvre d’Urbicande p13 by François Schuiten, Benoît Peeters - Comic Strip
824 

La Fièvre d’Urbicande p13

Comic Strip
1983
Ink
Mine de plomb, correcteur blanc
50 x 37 cm (19.69 x 14.57 in.)
Format couronne
L’Horloger du rêve
Case 5
Premier strip

Description

La Fièvre d'Urbicande (Les Cités Obscures)
Planche 13
Prépublication dans A suivre du numéro 68 (septembre 1983) au 73 (février 1984)

- En album Collection les Romans (A suivre), Casterman, janvier 1985
- Le Mystère d'Urbicande (TL 1900 ex.) edition Schlirf Book, janvier 1985
- TT N&B 1000 ex. n°/s. + 20 ex. HC avec carnet de voyage sous chemise, Casterman, janvier 1985
- Plusieurs rééditions chez Casterman ;
1985 : Ajout de la préface Lettre à la commission des hautes instances.
1990 : Avec jaquette + postface
1992 : Illustrations en sus
2008 : Edition revue et augmentée de 3 pages inédites
2020 : Edition en couleurs (de Jack Durieux)
- Les Cités Obscures Intégrale tome 1, Casterman, novembre 2017

Alfred du meilleur album en 1985 au festival d'Angoulême

Inscriptions

Signée en bas à droite

Comment

On ne présente plus la série des Cités Obscures ; 12 albums, de multiples rééditions, 14 hors-séries, plus 1,2 million d’exemplaires en français et des traductions dans une quinzaine de langues (dont des prix internationaux comme le grand prix manga du 16e Japan Media Arts Festival en 2012)

Le second tome (mythique à mes yeux) est généralement le plus connu et reconnu des amateurs.

Lors de la conception de cet album Schuiten changera légèrement de style graphique. Son encrage sera un peu plus prononcé avec des aplats de noir (avant plan, arrière plan, sur personnages ex. cases 4, 5 et 6) et de nombreux traits hachurés pour représenter le ciel et les différences de relief (ex. cases 1 et 4). Enfin pour accentuer la grandiloquence du décor, il utilisera de nombreuses lignes de fuite (cf cases 3 et 4)

Concernant la mise en page de cette planche vous noterez le format 3 bandes de 7 cases (respectivement 1, 2 puis 4 cases par strip) avec des cases qui s’allongent en hauteur et se réduisent en largeur au fil de la lecture. Ce procedé attire notre attention et crée le cliffhanger.

En terme scénaristique, La Fièvre d’Urbicande s’appuie sur la tradition de l’utopie urbanistique. Notre "urbatecte" Eugen Robick (architecte travaillant au niveau d’une ville), nom ressemblant d’ailleurs à l’inventeur du Rubik’s cube (Ernō Rubik), souhaite finaliser la cité idéale alliant symétrie et harmonie. Mais son projet est entravé par l’oligarchie dirigeante qui ne souhaite pas relier les deux rives de la ville afin de minimiser les relations entre riches et pauvres. Cependant une mystérieuse structure cubique découverte par hasard va se mettre à grandir créant de plus en plus d’embranchements jusqu’à envahir la cité. Son développement va créer des bouleversements majeurs sur la façon de vivre et réfléchir de ses habitants. Un nouveau mode de vie va s'organiser car les arêtes surdimensionnées vont devenir des lieux de passage puis de convivialité avec les personnes de la rive opposée. Cette hyper structure cubique, à progression géométrique totalement incontrôlable sera à la fois la métaphore et la solution physique d'une passerelle de deux communautés qui se retrouvent.

Concernant l’architecture de cette cité imaginaire, certains spécialistes indiquent au premier coup d’œil que Urbicande est d'inspiration Art Déco Monumentale avec tous ces bâtiments à la fois immenses, sobres, symétriques et fortement imbriqués entre-eux. Thierry Bellefroid indique dans « François Schuiten L’horloger du rêve » aux éditions Casterman juin 2014 ; « Très vite, pour Urbicande, vient l’idée de créer une ville totalitaire. Benoît Peeters se plonge dans les livres des futuristes italien, l’Art déco, Le Corbusier, mais aussi dans les mémoires d’Albert Speer.. » Concernant l’influence évidente des architectes futuristes, je vous conseille de regarder les oeuvres d’Antonio Sant’Elia qui ont fortement marquées Fritz Lang sur les décors de Métropolis ou celles de Mario Chiattone. François Schuien a aussi surement puisé son inspiration dans Les cités utopiques imaginées à la fin XVIIIe par Claude-Nicolas Ledoux et Etienne-Louis Boullée ou les œuvres d' architectes plus récents comme Hugh Ferris ou Tony Garnier.

Enfin les personnages et la décoration intérieure se fondent aussi dans le même style ce qui accentue le visuel et l'impression générale.

Lien d'une critique de l'album
http://www.9emeart.fr/post/evenement/franco-belge/retour-sur-1-la-fievre-d-urbicande-1364
Lien sur la sortie de l'intégrale Cité Obscures
http://bdzoom.com/127748/actualites/%C2%AB-les-cites-obscures-%C2%BB-une-integrale-monumentale%E2%80%A6/
Dossier Urbicande https://www.altaplana.be/en/dossiers/urbicande.be/start

Le Grand prix de la ville d'Angoulême 2002

Publications

  • La fièvre d'Urbicande
  • Casterman
  • 01/1985
  • Page 13
  • La fièvre d'Urbicande
  • Casterman
  • 01/1985
  • Page 13
  • Livre 1
  • Casterman
  • 11/2017
  • Interior page

Thematics


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About François Schuiten

François Schuiten (born 26 April 1956) is a Belgian comic book artist. He is best known for drawing the series Les Cités Obscures.rançois Schuiten was born in Brussels, Belgium in 1956. His father, Robert Schuiten, and his mother, Marie-Madeleine De Maeyer, were both architects. During his studies at the Saint-Luc Institute in Brussels (1975–1977), he met Claude Renard, who led the comics department at the school. Together they created several books. Schuiten's brother Luc also worked with him several times as a writer for the series Terres Creuses. Schuiten published his first comic on 3 May 1973, consisting of 5 black and white pages in the Franco-Belgian comics magazine Pilote; four years later he was published in the more experimental magazine Métal Hurlant.