Dans la collection de Difool
Jerry Spring - La fille du Canyon
Encre de Chine
Crayon bleu et gouache blanche sur papier à dessin.
44.5 x 53.5 cm (17.52 x 21.06 in.)
Ajoutée le 04/07/2026
Lien copié dans le presse-papier !



Description
Jerry Spring - La fille du Canyon, planche n° 35.
Pré-publiée dans le Journal de Spirou n° 1955 du 8 juillet 1976.
Pré-publiée dans le Journal de Spirou n° 1955 du 8 juillet 1976.
Commentaire
Il me manquait une Jerry Spring dans ma collection, pour compléter ma Tanguy et Laverdure du même auteur. Je suis très heureux d'avoir trouvé celle-ci, d'un de mes albums préférés.
La série
La série Jerry Spring était le western du journal de Spirou, et Jijé son dessinateur, le chef de file de toute une génération, connue sous le nom d'Ecole de Marcinelle. Will, Hubinon, Eddy Paape, Morris, Franquin entre autres, ont bénéficié du gîte, du couvert et de l'appui de Jijé et de son épouse Annie. Jijé connaissait les grands maîtres de la bande dessinée américaine, et en avait retenu les codes. Il avait également vécu dans le Connecticut et, à sa grande maîtrise du dessin, il excellait à représenter les paysages américains et les chevaux.
"La fille du Canyon" est un album tardif de Jijé, âgé alors de 63 ans, où on sent l'influence de Jean Giraud, dont il a été également le mentor. Giraud avait en effet encré "La Route de Coronado" à ses débuts, et Jijé l'avait ensuite assisté sur Blueberry, quand ce dernier n'était plus en mesure de fournir les planches. Il est ainsi intervenu ponctuellement sur les cinq premiers épisodes de la série. Il a suppléé Giraud, alors en voyage aux États-Unis, en réalisant une vingtaine de pages du Cavalier perdu.
La planche
Jijé fait preuve d'une grande virtuosité dans le découpage, le cadrage, la gestion des noirs. Les attitudes sont d'un grand naturel, et la représentation des chevaux est juste magistrale. Le héros est également omniprésent sur cette planche, il apparaît dans toutes les cases. L'action est fluide, et la séquence d'une lisibilité et d'un dynamisme total, du grand art !
Jijé est à son meilleur, il recevra d'ailleurs le grand prix d'Angoulême en 1977.
La série
La série Jerry Spring était le western du journal de Spirou, et Jijé son dessinateur, le chef de file de toute une génération, connue sous le nom d'Ecole de Marcinelle. Will, Hubinon, Eddy Paape, Morris, Franquin entre autres, ont bénéficié du gîte, du couvert et de l'appui de Jijé et de son épouse Annie. Jijé connaissait les grands maîtres de la bande dessinée américaine, et en avait retenu les codes. Il avait également vécu dans le Connecticut et, à sa grande maîtrise du dessin, il excellait à représenter les paysages américains et les chevaux.
"La fille du Canyon" est un album tardif de Jijé, âgé alors de 63 ans, où on sent l'influence de Jean Giraud, dont il a été également le mentor. Giraud avait en effet encré "La Route de Coronado" à ses débuts, et Jijé l'avait ensuite assisté sur Blueberry, quand ce dernier n'était plus en mesure de fournir les planches. Il est ainsi intervenu ponctuellement sur les cinq premiers épisodes de la série. Il a suppléé Giraud, alors en voyage aux États-Unis, en réalisant une vingtaine de pages du Cavalier perdu.
La planche
Jijé fait preuve d'une grande virtuosité dans le découpage, le cadrage, la gestion des noirs. Les attitudes sont d'un grand naturel, et la représentation des chevaux est juste magistrale. Le héros est également omniprésent sur cette planche, il apparaît dans toutes les cases. L'action est fluide, et la séquence d'une lisibilité et d'un dynamisme total, du grand art !
Jijé est à son meilleur, il recevra d'ailleurs le grand prix d'Angoulême en 1977.
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A propos de Jijé
Joseph Gillain, dit Jijé est un scénariste et dessinateur de bande dessinée belge.Jijé est considéré comme l'un des pères de la bande dessinée franco-belge. Son influence a été décisive sur plusieurs générations d'auteurs, qui ont travaillé à ses côtés, ont parfois été ses assistants ou plus simplement sont venus lui soumettre leurs travaux et ont bénéficié de ses conseils. Jijé reçoit le Grand Prix Saint-Michel 1975 et il est sacré Grand Prix de la ville d'Angoulême en 1977.