Dans la collection de fabcollection
Boucq - Little Tulip - P5
Encre de Chine
36.5 x 47.0 cm (14.37 x 18.5 in.)
Ajoutée le 15/03/2026
Lien copié dans le presse-papier !







Description
Réalisé en 2014.
Planche 05.
Dimensions Planche N&B : 36.5 x 47.0 cm.
Dimensions Cadre : 56.5 x 67.0 cm.
Planche 05.
Dimensions Planche N&B : 36.5 x 47.0 cm.
Dimensions Cadre : 56.5 x 67.0 cm.
Inscriptions / Signatures
Signé en Bas à Droite.
Commentaire
Voici une planche de Little Tulip, 1er volet d’une trilogie :
Je vous invite à regarder cette vidéo datant de 2014 au moment où Little Tulip sort en Librairie https://www.youtube.com/watch?v=qGpf6674z3o
Boucq explique en détail comment il est venu à re-travailler avec Jerôme Charyn pour Little Tulip (Après « La Femme du Magicien » - 1986 et « Bouche du Diable » - 1990). En effet, au moment où Boucq envisage de quitter Casterman pour le Lombard, il contacte son ancien scénariste, Jérôme Charyn, afin d’obtenir son autorisation pour changer d’éditeur. Jérôme Charyn profite justement de cette occasion pour lui proposer une nouvelle collaboration ...
Boucq se sert de Little Tulip pour raconter une histoire qui parle du dessin. C’est l’histoire d’un tatoueur de New York qui a appris les ficelles du Métier dans un Goulag en Sibérie en tatouant dès son plus jeune âge les membres d’un Gang du Goulag.
Un point intéressant, c’est comment Boucq dessine son personnage pour coller à l’histoire. Ainsi il explique qu’après un passage dans un Goulag, la dentition des anciens détenus ne pouvait être qu’un chaos sans non, mais dans la BD ça ne pouvait pas fonctionner ... alors, il a pris l’initiative de lui faire une dentition normale, ça voulait aussi dire que la Tatoueur avait la rage du Tigre pour être sorti vivant du Goulag. La tête de tigre c’est d’ailleurs un tatouage qui orne le torse de son héros, visible dès la première page de l’album. « Le taux de mortalité parmi les prisonniers atteignait 30 % la première année et à peu près 100 % après deux ans ... ». Cette anecdote sur le dentition de Paul dans Little Tulip me fait penser à la série Bouncer lorsque Boucq dessine son héros avec un nez crochu ou avec des pupilles de serpent pour matérialiser certains traits de la personnalité de son personnage (https://www.2dgalleries.com/art/boucq-bouncer-t5-double-planche-p34-p35-99575). Toujours des métaphores animales ...
Mais revenons à cette planche qui fait partie des premières pages de l’Album. C’est une séquence d’Introduction à New York où on découvre Paul, son boulot de Tatoueur et son activité de pigiste comme Portraitiste Robot auprès de la Police de New York. Une fois sa journée terminée, Paul part déambuler dans la ville ...
Une planche anodine à première vue … et pourtant une construction impeccable ! La classe Maître Boucq !
- Little Tulip - 2014
- New York Cannibals - 2020
- Resurrection Hill - 2026 ?
Je vous invite à regarder cette vidéo datant de 2014 au moment où Little Tulip sort en Librairie https://www.youtube.com/watch?v=qGpf6674z3o
Boucq explique en détail comment il est venu à re-travailler avec Jerôme Charyn pour Little Tulip (Après « La Femme du Magicien » - 1986 et « Bouche du Diable » - 1990). En effet, au moment où Boucq envisage de quitter Casterman pour le Lombard, il contacte son ancien scénariste, Jérôme Charyn, afin d’obtenir son autorisation pour changer d’éditeur. Jérôme Charyn profite justement de cette occasion pour lui proposer une nouvelle collaboration ...
Boucq se sert de Little Tulip pour raconter une histoire qui parle du dessin. C’est l’histoire d’un tatoueur de New York qui a appris les ficelles du Métier dans un Goulag en Sibérie en tatouant dès son plus jeune âge les membres d’un Gang du Goulag.
Un point intéressant, c’est comment Boucq dessine son personnage pour coller à l’histoire. Ainsi il explique qu’après un passage dans un Goulag, la dentition des anciens détenus ne pouvait être qu’un chaos sans non, mais dans la BD ça ne pouvait pas fonctionner ... alors, il a pris l’initiative de lui faire une dentition normale, ça voulait aussi dire que la Tatoueur avait la rage du Tigre pour être sorti vivant du Goulag. La tête de tigre c’est d’ailleurs un tatouage qui orne le torse de son héros, visible dès la première page de l’album. « Le taux de mortalité parmi les prisonniers atteignait 30 % la première année et à peu près 100 % après deux ans ... ». Cette anecdote sur le dentition de Paul dans Little Tulip me fait penser à la série Bouncer lorsque Boucq dessine son héros avec un nez crochu ou avec des pupilles de serpent pour matérialiser certains traits de la personnalité de son personnage (https://www.2dgalleries.com/art/boucq-bouncer-t5-double-planche-p34-p35-99575). Toujours des métaphores animales ...
Mais revenons à cette planche qui fait partie des premières pages de l’Album. C’est une séquence d’Introduction à New York où on découvre Paul, son boulot de Tatoueur et son activité de pigiste comme Portraitiste Robot auprès de la Police de New York. Une fois sa journée terminée, Paul part déambuler dans la ville ...
- Dans cette planche, Paul passe successivement devant le MET (MEtropolitan Museum of art) à Central Park, puis descend vers le sud de Manhattan pour visiter le MOMA (Museum Of Modern Art) avant de pousser la balade jusqu’au Pont de Brooklyn et se poser dans un Parc au pied du Pont sur la rive Sud-Est de Brooklyn. C’est là, au calme, qu’il sort son carnet et son crayon pour dessiner ...
- Durant sa visite au MOMA, Paul s’arrête devant un tableau de Rembrandt intitulé « Aristote avec un Buste d’Homère ». Ce tableau n’est pas n’importe quelle œuvre pour Boucq ... C’est une peinture à l'huile sur toile de 1653 qui représente Aristote portant une chaîne en or avec son pendentif (représentant Alexandre le Grand ... élève d’Homère) et contemplant un buste sculpté d'Homère. Rembrandt, Aristote, Homère, 3 références « bibliques » pour Francois Boucq. Il manque Leonard de Vinci ... si l’histoire s’était déroulée à Paris, Boucq aurait certainement croqué le Louvre, sa Pyramide et la Joconde …😉 Par cette discrète référence, Boucq honore et suit les enseignements des Maîtres d’autrefois qui ont mis en avant les sciences et l’observation. Intéressant de voir comment sur une planche anodine à première vue, Boucq insuffle sa patte … rendant la lecture plus « intelligente ».
- La demi-planche supérieure décrit une partie du patrimoine culturel de la ville de New York façon « guide touristique », la demi-planche inférieure permet de comprendre que Paul, sous ses allures débonnaires, ne se laisse pas impressionner facilement. Les 3 loubards qui pensaient détrousser ce paisible vieillard vont l’apprendre à leurs dépens. Cela permet de faire une transition avec la suite de l’album qui va expliquer l’origine des aptitudes de Paul (qui à l’époque se prénommait Pavel)... La dernière bulle de Paul préfigure la déconvenue que vont subir les 3 voyous : « A votre place, je prendrais ma bonne humeur et j’irais la tester ailleurs. »
Une planche anodine à première vue … et pourtant une construction impeccable ! La classe Maître Boucq !
2 commentaires
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A propos de François Boucq
Boucq, de son vrai nom François Boucq, est un dessinateur de bande dessinée français. Il a reçu en 1998 le grand prix de la ville d'Angoulême, qui récompense l'ensemble de sa carrière.