Dans la collection de Tarkey
Description
Planche 38 - 1er Tome
Commentaire
«Jehanne la Pucelle» par Paul Gillon
A plus de 60 ans, Paul Gillon n’en finit plus de reverdir. Il vient de terminer le cycle de l’un de ses plus grands succès, «La Survivante», et décide de repartir sur un vieux projet qui lui tenait à cœur : une version érotisante, mais historiquement correcte, de la vie de Jeanne d’Arc.
« Ce projet je l’avais dans la tête depuis 30 ans…»
«Quand j’ai décidé de mettre un point final à «La Survivante», j’ai repris mes notes et mes croquis de Jeanne d’Arc… J’ai eu recours à une documentation considérable… J’y ai mis beaucoup de cœur et un peu de provocation».
Source «Monsieur Gillon» – Claude Gendrot
L’album n’aura pas le succès escompté mais livrera quelques planches extraordinaires, tant par leur taille que par le soin apporté à leur production par un artiste au sommet de se son art.
Ça a été un succès ?
«Pas celui espéré. 15.000 vendus... Domage. Je m’étais bien documenté, lu une douzaine de livres. Graphiquement je m’étais défoncé.»
Source : Interview Paul Gillon - BoDoï n°30 de Mai 2000
Jehanne, La Victoire
Cette planche illustre la prise de la ville de Jargeau et la reddition du comte de Suffolk le 11 Juin 1429, presque un mois après la libération d’Orléans. Pour la petite/grande histoire, Suffolk aurait adoubé un dénommé Guillaume Renault avant de se rendre à lui afin de s’assurer d’être traité dignement… ou pour éviter la honte d’avoir été capturé par un écuyer.
L’image de Jehanne, en armure sur son destrier et pressant contre elle son étendard blanc, devient ici une forme d’allégorie de la Victoire. Gillon, d’ailleurs, semble l’avoir dessinée avec beaucoup de soin, sur un carton plus blanc et plus qualitatif que le reste de la planche.
De la taille des planches originales
Pour cet album, Gillon a repris ses vielles habitudes de travailler sur de très grands formats de planches (65x85cm) en combinant, à l’avenant, 2 ou 3 cartons de différents formats. C’est certainement un des maîtres dans cet art de la BD sur grand support, comme l’atteste Jean Giraud dans une interview réalisée par Benoit Mouchard dans les années 90 :
Giraud : « … j’ai eu tendance à dessiner sur de trop grandes planches et la réduction finale de l’impression a quelque peu écrasé mon dessin. »
Mouchard : « Vos planches originale sont pourtant moins grandes que celles de Forest, Gillon ou Poïvet… »
Giraud : « Oui, leurs dessins étaient amples et rustiques, leurs pinceaux ne travaillaient pas dans la finesse mais dans les corps, avec les pleins et les déliés. Toutes ces choses donnaient du jus graphique à la réduction car ces trois auteurs maitrisaient le décalage entre le format d’exécution de leurs strips et celui de parution dans le journal. »
Ainsi, la taille et la maitrise !
A plus de 60 ans, Paul Gillon n’en finit plus de reverdir. Il vient de terminer le cycle de l’un de ses plus grands succès, «La Survivante», et décide de repartir sur un vieux projet qui lui tenait à cœur : une version érotisante, mais historiquement correcte, de la vie de Jeanne d’Arc.
« Ce projet je l’avais dans la tête depuis 30 ans…»
«Quand j’ai décidé de mettre un point final à «La Survivante», j’ai repris mes notes et mes croquis de Jeanne d’Arc… J’ai eu recours à une documentation considérable… J’y ai mis beaucoup de cœur et un peu de provocation».
Source «Monsieur Gillon» – Claude Gendrot
L’album n’aura pas le succès escompté mais livrera quelques planches extraordinaires, tant par leur taille que par le soin apporté à leur production par un artiste au sommet de se son art.
Ça a été un succès ?
«Pas celui espéré. 15.000 vendus... Domage. Je m’étais bien documenté, lu une douzaine de livres. Graphiquement je m’étais défoncé.»
Source : Interview Paul Gillon - BoDoï n°30 de Mai 2000
Jehanne, La Victoire
Cette planche illustre la prise de la ville de Jargeau et la reddition du comte de Suffolk le 11 Juin 1429, presque un mois après la libération d’Orléans. Pour la petite/grande histoire, Suffolk aurait adoubé un dénommé Guillaume Renault avant de se rendre à lui afin de s’assurer d’être traité dignement… ou pour éviter la honte d’avoir été capturé par un écuyer.
L’image de Jehanne, en armure sur son destrier et pressant contre elle son étendard blanc, devient ici une forme d’allégorie de la Victoire. Gillon, d’ailleurs, semble l’avoir dessinée avec beaucoup de soin, sur un carton plus blanc et plus qualitatif que le reste de la planche.
De la taille des planches originales
Pour cet album, Gillon a repris ses vielles habitudes de travailler sur de très grands formats de planches (65x85cm) en combinant, à l’avenant, 2 ou 3 cartons de différents formats. C’est certainement un des maîtres dans cet art de la BD sur grand support, comme l’atteste Jean Giraud dans une interview réalisée par Benoit Mouchard dans les années 90 :
Giraud : « … j’ai eu tendance à dessiner sur de trop grandes planches et la réduction finale de l’impression a quelque peu écrasé mon dessin. »
Mouchard : « Vos planches originale sont pourtant moins grandes que celles de Forest, Gillon ou Poïvet… »
Giraud : « Oui, leurs dessins étaient amples et rustiques, leurs pinceaux ne travaillaient pas dans la finesse mais dans les corps, avec les pleins et les déliés. Toutes ces choses donnaient du jus graphique à la réduction car ces trois auteurs maitrisaient le décalage entre le format d’exécution de leurs strips et celui de parution dans le journal. »
Ainsi, la taille et la maitrise !
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A propos de Paul Gillon
Paul Gillon est un illustrateur et scénariste français de bande dessinée. Il s'est très tôt spécialisé dans le genre dit réaliste avec une prédilection pour les récits d'aventures historiques ou de science fiction. Il dessine pour de nombreux journaux tels que France-Soir, Vaillant, Le Journal de Mickey, Pif Gadget ou encore Métal hurlant. Paul Gillon est le lauréat du Grand Prix de la Ville d'Angoulême en 1982.