Batman : le chevalier du clair-obscur

10 mars 2017,  par  William Blanc

 

    Les récents films consacrés à Batman, notamment le dernier opus de la trilogie de Christopher Nolan, ont suscité de nombreux débats.

Pour beaucoup, le superhéros de Gotham City serait un personnage réactionnaire, un milliardaire héraut de la répression qui n'envisage jamais la moindre prévention des crimes. C'est tout le propos de l'anthropologue David Graeber, pour qui le film Batman: The Dark Knight Rises (2012) contient une critique du mouvement Occupy Wall Street, lancé aux États-Unis en réaction à la crise de 2008 (voir cet article en anglais).

Cette idée nous semble néanmoins manquer un point essentiel. En près de 80 ans d'existence Batman reste un personnage plastique. En partant d'une même trame, chaque artiste propose une représentation du justicier qui lui est propre. Frank Miller, dans son The Dark Knight returns (1986), met ainsi en scène un superhéros qui évoque ses angoisses face à la vague de crimes à laquelle il a assisté à New York (rappelez-vous, nous en parlions ici sur 2dgalleries.com). De leur côté, Paul Dini et Alex Ross, dans le formidable one shot Batman: War on Crime (1999) publié pour célébrer le soixantième anniversaire du superhéros, proposent une version plus critique de la légende de Bruce Wayne. Pour eux, sa lutte violente ne peut réussir tant que la source des problèmes n'est pas traitée, à savoir les inégalités sociales et raciales. Le dessin d'Alex Ross s'inspire directement des peintures de Norman Rockwell, chantre d'une Amérique populaire et optimiste (il a notamment réalisé la série des "quatre libertés" et The Problem We All Live With en 1964, célébrant la lutte pour les droits civiques). Un tel parti pris iconographique renvoie ainsi à l'idée que les maux des États-Unis peuvent être exorcisés non par des exploits physiques surhumains, mais par un long travail de réforme et de partage des richesses. Un programme progressiste au cœur du propos de Batman: War on Crime.

 

Dini Paul (scénario), Ross Alex (dessins), Batman: War on Crime, 1999.

    

Néanmoins, la position hypercritique de David Graeber touche juste sur le point des origines mêmes de Batman, liées autant à l'histoire des représentations urbaines qu'à celles du Moyen âge. Confrontés à l'explosion démographique des grandes métropoles au XIXe siècle, nombre d'auteurs et de commentateurs ont assimilé les populations fraîchement arrivées comme des masses de barbares venant du Moyen âge.

C'est particulièrement flagrant en lisant ce passage d'Eugène Buret (pourtant un réformateur proche de la gauche) qui, en 1840, s’inspire du roman médiévaliste Ivanhoe (1819) de Walter Scott pour dresser un tableau terrifiant de Paris dans De la misère des classes laborieuses en Angleterre et en France (1841) :

 

Les classes inférieures sont peu à peu repoussées des usages et des lois de la vie civilisée, et ramenées à travers la misère à l’état de barbarie. […] Les misérables ressemblent à ces bandes saxonnes qui, pour échapper au joug de la conquête normande, allèrent cacher sous les arbres leur nomade indépendance.

   

Cet imaginaire traverse vite l'Atlantique et se retrouve dans la culture populaire. Il est favorisé par le fait que les masses vivant en villes sont souvent d'origine immigrée et vues comme des "sauvages" par les Américains WASP (acronyme pour White Anglo-Saxon Protestant). Aussi pense-t-on qu'il faut opposer aux groupes criminels "médiévaux" des chevaliers. C'est idée sert de fondement à l'apparition du polar moderne. Gilbert Keith Chesterton, dans son essai A Defense of Detective Story (1902) compare ainsi explicitement le rôle du détective à celui d'un chevalier :

 

Le maintien de l'ordre silencieux et invisible grâce auquel nous sommes gouvernés et protégés est une quête chevaleresque victorieuse.

 

 

Kane Bob (couverture), Detective Comics, 31, septembre 1939.

 

Cette idée se retrouve directement dans Batman, et ce d'autant plus facilement qu'il est considéré dès l'origine comme un "détective" (ses aventures apparaissent d'ailleurs dans le comic-book Detective Comics). Ainsi, l'un des premiers supervilains qu'il affronte dans Detective Comics #31 et #32 (septembre et octobre 1939) se nomme Le Moine et agit à partir d'un château. Dans le numéro suivant, où l'on aperçoit pour la première fois les origines du superhéros (qui décide de combattre le crime pour venger ses parents assassinés), Bruce Wayne explique en ces mots pourquoi il prend l'apparence d'une chauve-souris géante :

 

Les criminels sont une bande de lâches superstitieux. Ma tenue devra frapper leur cœur du sceau de l'épouvante. Je serai une créature de la nuit.

   

Le caractère crédule des mafieux, renvoyant aux superstitions d'un autre temps (donc à un imaginaire médiéval) est donc opposé à la rationalité du héros qui use consciemment d'une imagerie terrifiante et nocturne. L'obscurité elle d'ailleurs fortement associée aux représentations du Moyen âge (qualifié souvent de Dark Ages en anglais, et associés, depuis le mouvement des Lumières au XVIIIe siècle, à l'obscurantisme). C'est tout le propos de la couverture de Detective Comics #31. La silhouette de Batman se dresse au-dessus du château féodal du Moine comme un avertissement pour tous les malfaiteurs : ils ont trouvé plus terrifiant, plus médiéval qu'eux.

 

 

Kane Bob (couverture), Robinson Jerry (couverture), Detective Comics, 38, avril 1940. On remarque que le nom de "Robin" est calligraphié avec un lettrage pseduo médiéval.

    

La métaphore ne s'arrête pas là. Dès sa première apparition, dans Detective Comics #38 (avril 1940), le jeune Robin est qualifié de "nouveau Robin des Bois". Au même moment, dans Batman #1 (printemps 1940), Batman hérite pour la première fois du surnom de "Dark Knight" ("chevalier noir") qui lui restera attaché tout au long de l'âge d'or des comics.

 La comparaison entre le justicier de Gotham City et la chevalerie se fait néanmoins plus rare durant les âges d'argent et de bronze des comics, entre 1956 et 1980. À cette époque, le propos du médium se veut plus léger et il n'est pas question de montrer un superhéros terrifiant, mais plutôt un personnage sympathique, comme dans la série télévisée Batman (1966-1968). D'ailleurs, dans les années 1970, Batman est de préférence surnommé le Darknight Detective, qui renvoie certes au "chevalier noir", mais qui se traduit plus correctement par "le détective des nuits sombres".

 

Conwat Gerry (scénario), Calnan John (dessins), Hunt Dave (dessins), Batman, 305, novembre 1978. Le surnom de Batman ici n'est plus le "Dark Knight", mais le "Darknight Detective".

    

Mais cet aspect, fruit d'une époque optimiste, fait de nouveau place à la notion de chevalier noir dans les années 1980, notamment dans la mini-série de Frank Miller. Pourquoi un tel retour ? Est-ce à cause de l'obsession de l'auteur de The Dark Knight Returns pour le crime qui, comme les auteurs du XIXe siècle, le pousse à voir le monde urbain comme un nouveau Moyen âge ? Il y a sans doute de cela, comme l'explique Christopher Bundrick dans son article ; "The Dark Knight Errant" (2011).

Il compare Batman et plus largement la classe dominante américaine à des seigneurs féodaux qui tentent de maintenant un semblant d'ordre dans une société qui conteste de plus en plus leur pouvoir. L'idée est intéressante. Après tout, Bruce Wayne n'habite-t-il pas dans un château comme on le voit dans le film Batman (1989) de Tim Burton ?

 

Burton Tim, Batman, 1989. L'équipe du film a utilisé le château anglais de Knebworth House (bâti en 1480 et reconstruit au XIXe siècle dans un style néo-gothique) pour représenter le Wayne Manor.

    

Nous pourrions ajouter à cela une analyse complémentaire. Frank Miller dépeint en effet un héros fatigué et vieux qui finit par s'allier au membre d'un gang de rue qu'il a réussi à réformer. Dans Gothman privé d'électricité, Batman et ses nouveaux compagnons montent des chevaux et combattent ensemble contre les pillards, puis contre l'État fédéral de Washington (représenté par Superman). Finalement, passant pour mort, ayant abandonné toute sa fortune, le superhéros rassemble les membres survivants du gang dans une cave, au milieu d'un cercle.

 

Miller Frank, The Dark Knight Returns, 1986.

  

La chevauchée du Dark Knight de Miller a été abondamment commentée et comparée rapidement à une évocation du mythe arthurien, comme l'explique l'auteur de comics Alan Moore en 1986 dans la préface de la version hardcover de The Dark Knight Returns :

 

On ne peut que souligner l'importance des mythes et des légendes dans le discours de fond de The Dark Knight Returns […]. La scène montrant Batman à cheval, évoquant tout depuis les chevaliers de la Table ronde jusqu'à l'arrivée en ville de Clint Eastwood tend nettement à prouver cet aspect mythologique.

  

Cette évocation arthurienne (que l'on retrouve dans la planche finale avec le cercle grisé entourant Batman et ses alliés, alors que le superhéros leur demande de se "mettre en cercle", qui renvoie à la Table ronde) n'a rien d'anodin. En effet, le mythe de Camelot, immensément populaire aux États-Unis mais aussi dans les comics (l'extraordinaire Camelot 3000, de Mike Barr et Brian Bolland, est contemporain de The Dark Knight Returns), a longtemps servi de modèle éducatif.

On a longtemps pensé que le modèle chevaleresque pouvait inspirer la jeunesse, notamment celle des quartiers populaires, et lui donner un idéal. C'est exactement ce que dit le romancier John Steinbeck (par ailleurs grand admirateur des récits arthuriens) dans son essai America and Americans (1966) :

 

Curieusement, les bandes de jeunes de nos cités, qui s’engagent dans des « rixes » qui sont de véritables guerres, et se moquent ouvertement et directement de la loi […], adoptent des noms nobles, respectent apparemment, au sein de leur communauté, un code de conduite, se sentent responsables les uns des autres et obéissent à leurs chefs conformément à ce code, aussi rigoureusement que celui des chevaliers de l’Europe féodale. Par leurs faits et gestes, ces gangs qui incitent la loi à les pourchasser, pourraient bien, si la nation faisait appel à eux, nous donner une nouvelle génération de héros.

Miller Frank, The Dark Knight Returns, 1986.

    

Cet idéal éducatif se retrouve également dans les séries de comics X-Men écrit par Chris Claremont. Pour lui, le professeur Xavier évoque Merlin transformant des mutants possiblement dangereux en des agents luttant pour le bien commun. Il le fait dire ouvertement à deux de ses personnages dans Uncanny X-Men #270 (novembre 1990), dessiné par Jim Lee.

 

Ororo Monroe : Nous le connaissons, nous, et pourtant, nous revenons toujours pour nous battre.
Jean Grey : Comme Arthur et ses chevaliers de la Table ronde. La Quête du roi Arthur. C’était le livre préféré du professeur. Mais il se voyait plus comme un Merlin, montrant la voie.

   

Aussi, il est sans doute un peu simpliste de voir dans la métaphore chevaleresque de Batman une simple évocation de la violence répressive. Pour Frank Miller, en appeler au Dark Knight est aussi un moyen de fonder un nouveau contrat social et de continuer d'espérer.

La comparaison entre Batman et un guerrier médiéval continue toujours d'inspirer les auteurs qui s'attaquent au mythe du justicier de Gotham. On la retrouve par exemple dans le film de Zack Snyder Batman vs. Superman : l'aube de la Justice (2016) dans lequel l'assassinat des parents du jeune Bruce Wayne (qui, on le sait, le poussera à devenir un superhéros) intervient lorsqu'ils sortent de la projection du film de John Boorman Excalibur (1981) consacré au mythe arthurien.  

Snyder Zack. Batman vs. Superman : l'aube de la Justice, 2016. Les allusions au film Excalibur de John Boorman parsèment le long-métrage de Zack Snyder.

Ce bref tour d'horizon des origines médiévalistes de Batman ne saurait être complet sans évoquer la ville de Gotham City qui sert de décor aux aventures du Dark Knight.

 "Gotham" s'inspire d'un des nombreux surnoms donnés à New York. La première occurrence apparaît sous la plume de Washinton Irving en 1807 comme le rappelle cet article de la bibliothèque publique de New York. Mais la ville de Bruce Wayne semble également être emplie d'une imagerie médiévale pour les mêmes raisons que celle évoquée plus haut : l'environnement criminogène est assimilé à une barbarie venue des âges sombres. Le nom de la cité elle-même renvoie à cette idée : Goth-ham, soit littéralement "la ville gothique". Ce dernier adjectif rappelle à la fois à un art associé étroitement au Moyen âge de manière péjorative depuis la Renaissance (l'art gothique serait l'art des barbares, des Goths, opposé à celui plus raffiné de l'Antiquité). Le gothique évoque également un mouvement littéraire en vogue depuis le XIXe siècle dans lequel on voit souvent des monstres "médiévaux" terroriser des populations modernes. C'est le cas par exemple de Dracula dans le roman éponyme de Bram Stocker publié en 1897, vampire né au Moyen âge semant la désolation dans l'Angleterre victorienne. On retrouve évidemment cette influence dès le début des aventures de Batman. Le Moine, dont nous avons parlé, évoque ainsi immanquablement Dracula, tout comme le Dark Knight lui-même, les vampires se distinguant en effet par leur capacité à se changer en chauve-souris.

 

Lee Jim (couverture), Sinclair Alex (couverture), Batman International, 2010. Batman sur une gargouille avec, au second plan, la Sagrada Familia de Barcelone. La construction de cette basilique a commencé au XIXe siècle. Elle n'en évoque pas moins une cathédrale gothique. 

 

Gotham City elle-même semble être une ville médiévale. Combien de fois voit-on, dans les comics, Batman se poser sur les rebords d'un gratte-ciel, telle une gargouille de Notre-Dame ? Ce décor permet de représenter la ville comme un endroit inquiétant, où les criminels, assimilés à des monstres nocturnes, règnent.

 

Burton Tim, Batman, 1989.
Burton Tim, Batman, 1989.

 Cet aspect se retrouve dans le film Batman de Tim Burton (lui-même grand amateur de romans gothiques) dans lequel la première apparition du superhéros à l'écran a lieu sur le toit d'une cathédrale néo-gothique. C'est au même endroit, à la fin du long-métrage, qu'il combat le Joker. Une scène qui n'est pas sans évoquer Notre-Dame de Paris (1831), fameux roman médiévaliste de Victor Hugo qui a semble-t-il inspiré Jerry Robinson, le créateur du pire ennemis de Batman, comme il l'explique sur le site rocketllama.com en 2009 : 

 

Je voulais un personnage qui serait marquant et bizarre, qui frapperait les esprits comme le Bossu de Notre-Dame ou n'importe quel autre méchant qui avait un physique unique.

    

Comment s'en étonner ? Le Joker partage de nombreuses caractéristiques avec le bossu Quasimodo. Tous deux sont affublés d'un corps et d'un visage déformé qui, dans l'imaginaire occidental contemporain, évoquent les figures grimaçantes des gargouilles, véritables métaphores de la barbarie et de l'obscurantisme médiéval synonyme de torture et de maltraitance physique.

 

Finger Bill (scénario), Kane Bob (dessins), Batman, 2, été 1940. Pour sa seconde apparition, le Joker apparaît dans un château médiéval. Le pire ennemis de Batman est d'ailleurs qualifié de "bouffon" ("jester"), un personnage lui aussi associé au Moyen âge monstrueux. 

    

Dans le film Batman, le Joker est d'ailleurs entraîné dans une chute mortelle par une gargouille (en réalité, une chimère), comme si le poids de la propre monstruosité le poussait vers son trépas. Mais Batman est-il meilleur ? N'est-il pas l'autre visage d'une même horreur, lui qui, dans le film de Tim Burton, a créé son ennemi monstrueux en le poussant dans une cuve d'acide ? En fin de compte, le superhéros et le Joker sont deux monstres de cauchemars combattant dans la nuit médiévale, loin de la vie moderne et des journées paisibles des habitants de Gotham City.  

 

Vous pouvez retrouver les oeuvres originales consacrées à Batman sur le site 2dgalleries.com à cette adresse.

 

Voilà également quelques exemples de Batman se tenant sur une gargouille sur le site de 2dgalleries.com.

 

Batman, par Bob Hampton
Batman, par Mikaël Bourgouin
Batman, par Jaime Caldéron

 

William Blanc

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9 commentaires
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William
William

Merci Fazo. Proposition transmise aux admins... et évidemment, partant pour une conférence arrosée ;-D

Posté le: 24/03/17 07:28
fazo
fazo

il serait bien pour les membres de pouvoir partager ces travaux (comme les favoris sur sa page) ou quelque chose dans l'esprit, afin de les mettre un peu plus en valeur, autre que seul les com'.

Posté le: 23/03/17 23:20
fazo
fazo

Je rejoins mon ami Bend, merci pour cet article si bien traité, il ouvre à la conversation, bouillonne l'esprit...dommage que le plaisir ne soit que virtuel Mr William, cela mériterait une conférence en huis clos arrosé et enfumé...

Posté le: 23/03/17 23:02
William
William

Merci BenD pour ce sympathique commentaire ;-)

Posté le: 18/03/17 18:41
BenD
BenD

En tant que fervent admirateur de Bruce je vous dit : Merci pour cet article , génial !

Posté le: 18/03/17 15:29
William
William

Merci Difool ;-)

Posté le: 15/03/17 13:42
Difool
Difool

Une belle analyse supplémentaire, pleine d'enseignements pour moi qui ne suis pas spécialiste des comics...

Posté le: 15/03/17 13:27
William
William

Merci pour ce commentaire Zibbhebu. Concernant le Moine, je pense que certes, le personnage est sans doute inspiré de celui du roman de Lewis (un des classiques de la littérature gothique). Néanmoins, l'intrigue de Detective Comics #31 et #32 rappelle immanquablement celle du roman Dracula, qui, à l'époque, est bien plus connue (Dracula est adapté au cinéma en 1931 par Tod Browning avec le grand Bela Lugosi dans le rôle-titre).

Posté le: 13/03/17 10:53
Zibbhebu
Zibbhebu

Wow, dire que quand j'étais gosse, Batman était pour moi seulement un super justicier qui propulsait les vilains sur Mars à grands coups de pieds dans le postérieur. Toute la portée lutte des classes et les références moyenâgeuses m'avaient joyeusement échappé.. Et pour être franc, je crains bien d'avoir découvert tout ça avec ce fort intéressant article. Cela étant, je vais me permettre de souligner un point de désaccord : le moine. Dans la littérature gothique, il n'évoque pas Dracula mais The Monk, un roman de Matthew Gregory Lewis (https://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Moine)

Posté le: 13/03/17 08:31