Dans la collection de archeobd
Les fabuleux Freak Brothers en voyage...
Dédicace
1995
Stylo à bille
21 x 30 cm (8.27 x 11.81 in.)
Ajoutée le 27/03/2026
Lien copié dans le presse-papier !









Description
Dédicace en vis à vis d'une splash page d'introduction de l'histoire Le boulet de canon express.
Inscriptions / Signatures
Signé avec envoi
Commentaire
Une dédicace comme on en faisait beaucoup, comme on n'en fait plus, ou rarement aujourd'hui.
À une époque pas si lointaine, sur un festival, dans une librairie, dans leur atelier, dans un supermarché, sur un trottoir (si, si :)..., les dessinateurs prenaient le temps de s'arrêter sur ce qu'ils faisaient, c'était l'expression de tout un contexte amical entre l'auteur et son lecteur, une offrande au fan qui venait pieusement apporter son album du bout des doigts, qui suait sang et eau en voyant le maître tirer ses lignes, qui tremblait d'émotion en reprenant le trésor achevé : et on y croyait!
Aujourd'hui, il y a pour les dédicaces, comme pour les planches originales, une telle tendance à la spéculation qu'il est possible de comprendre pourquoi les auteurs sont sur la retenue. Je les comprends : quand je vois le nombre de dédicaces en vente chez les commissaires priseurs à Drouot, ou ailleurs, je me dis que si j'étais un dessinateur en dédicaces, j'aurais drôlement l'impression de distribuer des billets de banque...
Mais revenons, à l'histoire du Boulet de canon express, un délire, une des meilleures compositions de Gilbert Shelton.
Figurez-vous que les trois Freak Brothers se trouvent à l'étroit dans le van Volkswagen, a-t-on idée?... Après avoir échappé à un vendeur d'autos d'ocaz' aux dents de la mer, ils tombent sur une épave, mais pas n'importe laquelle : un bus Phutney Greech Land flambant pourri dans sa rouille en crépis, avec son herbe haute sous la carrosserie.
Mais qu'importe, ils le veulent!
Moteur prêt à pétarader, intérieur rénové à la Freak Brothers sous acide... mais plus un sou en poche. Alors, idée géniale sous acide peut-être aussi : proposer un service de car entre les deux côtes des Etats-Unis pour 119,30 FF (en francs s'il vous plait : traduction française oblige...).
Et c'est parti pour une aventure terriblement farfelue et hallucinée, avec des passagers plus branque-dingues les uns que les autres ; traversée d'un méga-concert dans le grand canyon (ou qui lui ressemble bougrement : sous acide on fait pas la différence) ; arrêt pipi dans une station essence au beau milieu d'une forêt qui ferait pâlir de terreur une autre fois la Blanche Neige nationale ; le croisement nez à nez avec ce qui ressemble bien au débarquement sur les côtes de Omaha Beach ; arrivée improbable sur la 42ème rue à New-York, et j'en passe...
La chute en deux toutes petites cases n'est pas à piquer des vers non plus.
Bref, une bouffée hilarante sous dialyse et ventilateur à oxygène.
Finalement, pas plus d'acide dans cette histoire que de Viadrax dans la soupe de mon grand père (enfin, c'est ce qu'on essaye de nous faire croire, à moins que ce soit l'auteur qui se soit fait une ligne continue au milieu de ses crayons de couleur... :)
Vous noterez que chaque dessin agrandi ressemble fichtrement à un tableau.
Merci Gilbert, j'ai mal aux côtes :)
À une époque pas si lointaine, sur un festival, dans une librairie, dans leur atelier, dans un supermarché, sur un trottoir (si, si :)..., les dessinateurs prenaient le temps de s'arrêter sur ce qu'ils faisaient, c'était l'expression de tout un contexte amical entre l'auteur et son lecteur, une offrande au fan qui venait pieusement apporter son album du bout des doigts, qui suait sang et eau en voyant le maître tirer ses lignes, qui tremblait d'émotion en reprenant le trésor achevé : et on y croyait!
Aujourd'hui, il y a pour les dédicaces, comme pour les planches originales, une telle tendance à la spéculation qu'il est possible de comprendre pourquoi les auteurs sont sur la retenue. Je les comprends : quand je vois le nombre de dédicaces en vente chez les commissaires priseurs à Drouot, ou ailleurs, je me dis que si j'étais un dessinateur en dédicaces, j'aurais drôlement l'impression de distribuer des billets de banque...
Mais revenons, à l'histoire du Boulet de canon express, un délire, une des meilleures compositions de Gilbert Shelton.
Figurez-vous que les trois Freak Brothers se trouvent à l'étroit dans le van Volkswagen, a-t-on idée?... Après avoir échappé à un vendeur d'autos d'ocaz' aux dents de la mer, ils tombent sur une épave, mais pas n'importe laquelle : un bus Phutney Greech Land flambant pourri dans sa rouille en crépis, avec son herbe haute sous la carrosserie.
Mais qu'importe, ils le veulent!
Moteur prêt à pétarader, intérieur rénové à la Freak Brothers sous acide... mais plus un sou en poche. Alors, idée géniale sous acide peut-être aussi : proposer un service de car entre les deux côtes des Etats-Unis pour 119,30 FF (en francs s'il vous plait : traduction française oblige...).
Et c'est parti pour une aventure terriblement farfelue et hallucinée, avec des passagers plus branque-dingues les uns que les autres ; traversée d'un méga-concert dans le grand canyon (ou qui lui ressemble bougrement : sous acide on fait pas la différence) ; arrêt pipi dans une station essence au beau milieu d'une forêt qui ferait pâlir de terreur une autre fois la Blanche Neige nationale ; le croisement nez à nez avec ce qui ressemble bien au débarquement sur les côtes de Omaha Beach ; arrivée improbable sur la 42ème rue à New-York, et j'en passe...
La chute en deux toutes petites cases n'est pas à piquer des vers non plus.
Bref, une bouffée hilarante sous dialyse et ventilateur à oxygène.
Finalement, pas plus d'acide dans cette histoire que de Viadrax dans la soupe de mon grand père (enfin, c'est ce qu'on essaye de nous faire croire, à moins que ce soit l'auteur qui se soit fait une ligne continue au milieu de ses crayons de couleur... :)
Vous noterez que chaque dessin agrandi ressemble fichtrement à un tableau.
Merci Gilbert, j'ai mal aux côtes :)
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A propos de Gilbert Shelton
Gilbert Shelton est un auteur de bande dessinée américain né en 1940, célèbre pour ses œuvres emblématiques de la contre-culture des années 60 et 70. Il est principalement connu pour avoir créé “The Fabulous Furry Freak Brothers” et “Fat Freddy’s Cat”, séries cultes du comix underground. Son style mêle humour satirique, esprit libertaire et critique sociale, faisant de lui une figure incontournable de la BD alternative.