Dans la collection de Ludovic
Le Sac à dos rouge • 赤いリュクサック
Illustration originale
2012
Aquarelle
9 x 13 cm (3.54 x 5.12 in.)
Ajoutée le 17/01/2026
Lien copié dans le presse-papier !



Description
Le Sac à dos rouge (赤いリュクサック)
Illustration représentant Yōko Noda qui rêvait de voir le mont Fuji mais perdit la vie en Mandchourie.
Cette illustration a été réalisée pour accompagner un tirage édité par Tomoe Satoo Production (巴里夫プロダクション) en 2012.
Encre de Chine et aquarelle
Illustration représentant Yōko Noda qui rêvait de voir le mont Fuji mais perdit la vie en Mandchourie.
Cette illustration a été réalisée pour accompagner un tirage édité par Tomoe Satoo Production (巴里夫プロダクション) en 2012.
Encre de Chine et aquarelle
Inscriptions / Signatures
Tampon et signature au dos
Commentaire
Tomoe Satoo (巴里夫 - 1932-2016), de son vrai nom Shigeji Iwashima (岩島重二), participe activement à l’essor du manga d’après‑guerre pour jeunes filles. Étudiant dans les années 1950, il fait ses débuts comme mangaka dans le milieu du kashihon, avant de s’orienter vers le Shōjo. Il s’y impose rapidement avec le titre Gonen Hibari‑gumi (5年ひばり組), qu'il publie entre 1965 et 1969.
Parallèlement, Tomoe Satoo développe un univers plus profond, nourri par les témoignages de son entourage et par sa propre expérience de la guerre. Mobilisé comme élève‑ouvrier dans une base de l’aéronavale, il passe son adolescence à réparer les pistes bombardées, une réalité qui marque durablement son regard. Cette mémoire irrigue ses récits les plus puissants, notamment Le Sac à dos rouge (赤いリュクサック), publié en 1972 dans le magazine Ribon (りぼん) de Shūeisha (集英社). Cette image reprend l’un des moments les plus poignants du récit. Construit à partir d’histoires vraies liées à l’invasion soviétique de la Mandchourie et à l’exode tragique des civils japonais, le manga se distingue en privilégiant la dignité des anonymes, la fragilité des enfants et la manière dont la guerre s’immisce dans la vie ordinaire.
Longtemps introuvable, Le Sac à dos rouge a été réédité entre 2010 et 2012 sous l’impulsion de l'auteur et de sa famille sous le label Tomoe Satoo Production. Cette redécouverte a mis en lumière la modernité de son approche, un dessin délicat et une volonté constante de transmettre la mémoire des conflits sans céder au manichéisme. Satoo considérait que la guerre ne devait jamais être réduite à un récit artificiel, et travaillait chaque planche comme un acte de témoignage.
Tomoe Satoo laisse une œuvre où malgré la douceur de son trait, il porte un regard lucide sur les horreurs de la guerre. Ses mangas, exposés en Europe ces dernières années, continuent de toucher de nouveaux lecteurs par leur profonde humanité.
Il faisait partie des artistes sélectionnés pour l'exposition L'Univers du shôjo manga qui s'est tenue à l'Hôtel du département du Haut-Rhin en 2019, où l'on pouvait admirer la superbe couverture du Sac à dos rouge conservée au Musée International du Manga de Kyoto. Tomoe Satoo était également représenté lors de l'exposition D’où vient le manga shōjo ?, organisée par la Meiji University (明治大学) de Tokyo le 4 décembre 2020.
Parallèlement, Tomoe Satoo développe un univers plus profond, nourri par les témoignages de son entourage et par sa propre expérience de la guerre. Mobilisé comme élève‑ouvrier dans une base de l’aéronavale, il passe son adolescence à réparer les pistes bombardées, une réalité qui marque durablement son regard. Cette mémoire irrigue ses récits les plus puissants, notamment Le Sac à dos rouge (赤いリュクサック), publié en 1972 dans le magazine Ribon (りぼん) de Shūeisha (集英社). Cette image reprend l’un des moments les plus poignants du récit. Construit à partir d’histoires vraies liées à l’invasion soviétique de la Mandchourie et à l’exode tragique des civils japonais, le manga se distingue en privilégiant la dignité des anonymes, la fragilité des enfants et la manière dont la guerre s’immisce dans la vie ordinaire.
Longtemps introuvable, Le Sac à dos rouge a été réédité entre 2010 et 2012 sous l’impulsion de l'auteur et de sa famille sous le label Tomoe Satoo Production. Cette redécouverte a mis en lumière la modernité de son approche, un dessin délicat et une volonté constante de transmettre la mémoire des conflits sans céder au manichéisme. Satoo considérait que la guerre ne devait jamais être réduite à un récit artificiel, et travaillait chaque planche comme un acte de témoignage.
Tomoe Satoo laisse une œuvre où malgré la douceur de son trait, il porte un regard lucide sur les horreurs de la guerre. Ses mangas, exposés en Europe ces dernières années, continuent de toucher de nouveaux lecteurs par leur profonde humanité.
Il faisait partie des artistes sélectionnés pour l'exposition L'Univers du shôjo manga qui s'est tenue à l'Hôtel du département du Haut-Rhin en 2019, où l'on pouvait admirer la superbe couverture du Sac à dos rouge conservée au Musée International du Manga de Kyoto. Tomoe Satoo était également représenté lors de l'exposition D’où vient le manga shōjo ?, organisée par la Meiji University (明治大学) de Tokyo le 4 décembre 2020.
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