Dans la collection de blackagar
Description
Planche 40 de la série inédite ayant pour base le roman de Alexandre DUMAS
Commentaire
Raymond POIVET a été considéré comme un Maitre illustrateur par ses pairs et sa maitrise comme l'évolution de son trait prouve que ceux ci ne se trompaient pas.
L'étonnante transformation du style de l'Artiste entre 1945 date du début des Pionniers de l'Esperance aux grandes planches détaillées et 1973 date de leur disparition alors qu'une épure fantastique avait été atteinte démontre un travail constant vers l'amélioration avec une volonté réfléchie.
Pourtant POIVET n'était manifestement pas enfermé dans une version unique de lui-même.
Sa création de "Joseph Balsamo" par un travail historique fin et précis au lavis prend le contre pied des Pionniers et s'apparente peut être un peu plus aux illustrations qu'il produit à la même époque pour "NOUS DEUX".
La beauté des 116 planches , dont seules quelques exemplaires ont été vues, est rehaussée par la volonté affirmée de n'avoir aucune case classique ni gaufrier.
Ce coté "éclaté" de l'Art séquentiel apporte au récit (que je regrette de ne pouvoir lire) cette atmosphère de magie correspondant au personnage de Joseph Balsamo, interprétation romanesque de Cagliostro , pseudo sorcier au charisme diabolique.
les rares planches vues sont très belles et le lavis parfaitement maitrisé donne vie et mouvement.
L'étonnante transformation du style de l'Artiste entre 1945 date du début des Pionniers de l'Esperance aux grandes planches détaillées et 1973 date de leur disparition alors qu'une épure fantastique avait été atteinte démontre un travail constant vers l'amélioration avec une volonté réfléchie.
Pourtant POIVET n'était manifestement pas enfermé dans une version unique de lui-même.
Sa création de "Joseph Balsamo" par un travail historique fin et précis au lavis prend le contre pied des Pionniers et s'apparente peut être un peu plus aux illustrations qu'il produit à la même époque pour "NOUS DEUX".
La beauté des 116 planches , dont seules quelques exemplaires ont été vues, est rehaussée par la volonté affirmée de n'avoir aucune case classique ni gaufrier.
Ce coté "éclaté" de l'Art séquentiel apporte au récit (que je regrette de ne pouvoir lire) cette atmosphère de magie correspondant au personnage de Joseph Balsamo, interprétation romanesque de Cagliostro , pseudo sorcier au charisme diabolique.
les rares planches vues sont très belles et le lavis parfaitement maitrisé donne vie et mouvement.
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A propos de Raymond Poïvet
Raymond Poïvet fait des études d'art et d'architecture à l'École des beaux-arts de Paris et se lance très vite dans le dessin d'illustration et de mode.
C'est précisément en 1945 dans Vaillant que Poïvet crée les premières bandes dessinées françaises de science-fiction d'après guerre Les Pionniers de l'Espérance, sur des scénarios de Roger Lécureux alors âgé de 22 ans dont c'est le 1er scénario véritablement élaboré (la même année, le pendant de la série dans Coq Hardi devient la Guerre à la Terre, d'Auguste Liquois — puis Dut — et Marijac, jusqu'en 1948). Rapidement, cette série culte — dont la longévité est remarquable, puisqu'elle durera jusqu'en 1973 — est reconnue comme un modèle par la profession, au même titre que celles des grands dessinateurs américains comme Hal Foster, Milton Caniff ou Alex Raymond. Pourtant, en 1973, Poïvet est brutalement « remercié » par l'éditeur Vaillant, sans aucune explication.
Raymond Poïvet dessine également d'autres bandes pour différents magazines : Colonel X dans le Coq hardi, Le Sous-marin pirate dans Robin l'Écureuil (1946) ...
Vers la fin de sa vie, il préfère se consacrer au dessin au feutre, au fusain ou à la gouache, et explorer les grandes figures de la mythologie.