In mariol 's collection
Corto Maltese - Océan Noir
Ink
Encre de chine et un peu de gouache blanche pour accentuer la luminosité sur le visage de Corto
30 x 55 cm (11.81 x 21.65 in.)
Encadrement 81 par 56 cm ; support papier 65 par 50 cm
Added on 12/30/21
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Description
Illustration reprenant le premier strip de la page 38 du nouveau Corto Maltese Océan Noir par Bastien Vivès et Martin Quenehen
Réalisé à l'occasion de l'exposition du 2 au 18 septembre 2021 à la galerie Manjari & Partners
Réalisé à l'occasion de l'exposition du 2 au 18 septembre 2021 à la galerie Manjari & Partners
Inscriptions
Signé en bas à droite
Comment
Exit le caban et autres références du début du XXe siècle… et bonjour au Corto Maltese revisité et modernisé par Bastien Vivès et Martin Quenehen ! Un pari audacieux empli d’un vent de fraicheur qui vous fera voyager.
Le voici enfin arrivé à bon port après une rapide escale chez ma tendre et douce afin de revenir revêtu de son plus bel apparat. Non encadré, il faisait déjà son effet, mais là… ouahhhhhhh ! Elle a fait des merveilles. Et que dire de l’évolution du trait et de l’encrage de Bastien Vivès ! Somptueux de chez somptueux et quelle profondeur avec ces noirs biens intenses ! Et puis ce format panoramique… un réel appel à voguer sur les vagues… tout simplement magnifique ! J’adore !
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Sorti le 1er septembre 2021 après une « omerta commerciale » pour faire le buzz et créer un événement autour de cette nouveauté, ce fabuleux Océan Noir a fait l’objet d’une exposition du 2 au 18 septembre. Autant vous dire que j’y étais et que j’y suis même retourné plusieurs fois ! Quand on aime, on ne compte pas.
Cette expo était vraiment superbe et j’ai eu la chance de pouvoir prendre le dessin qui me faisait le plus envie, celui qui rappelle que Corto est un aventurier et avant tout un marin. J’avais un peu hésité avec un autre dessin et j’ai vraiment bien fait de retenir celui-ci. Avec ce regard au loin, sa gueule de beau gosse, sa casquette, sa boucle d’oreille, son MacGuffin à la main, le tout sur un bon vieux rafiot, difficile de faire plus iconique et c’est sans compter sur le rappel de la couverture de l’album. Je suis trop trop content !
Très épuré et tellement efficace ! Du grand Bastien Vivès comme j’aime !
Pour ceux qui ne connaissent pas et qui souhaitent en savoir plus, voici un petit teasing des éditions Casterman pour annoncer la sortie de l’album
https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=7fEArbMLywU
ainsi que deux petites bafouilles que j’avais postées sur Bdgest…
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Corto Maltese, c’est Hugo Pratt bien évidemment, l’Aventure avec un grand A et surtout un personnage emblématique de la bande dessinée comme aucun autre. Tout le monde le connait et même ceux qui ne lisent pas de bande dessinée ! C’est le beau gosse énigmatique ancré dans le patrimoine de tout un chacun. Malheureusement, c’est aussi pour moi trop daté et trop bavard. Du coup, je n’ai jamais trop accroché au point de n’avoir jamais vraiment réussi à le lire, l’apprécier, si ce n’est en tournant les pages pour profiter de cet incroyable trait.
Quand j’ai appris fin juin que Bastien Vivès allait faire un Corto Maltese, je me suis dit : « Mais quelle drôle d’idée ! » Et quelques heures plus tard, je me suis aperçu que cela avait du sens et j’étais devenu très curieux de le découvrir. Bien m’en a pris.
Le jour de la sortie d’Océan Noir (ah la la ce titre, une pure merveille ! tout y est !), je me suis présenté à Ici Grands Boulevards pour acheter l’album bien évidemment et surtout pour profiter de la rencontre qui avait lieu avec Bastien Vivès et Martin Quenehen pour l’occasion (et faire aussi juste après un resto avec un super pote, mais ça, c’est une autre histoire). J’ai donc lu l’album juste avant la conférence et je me suis vite rendu compte que je m’étais fait embarquer par cette vague cortosienne, mais que les conditions de lecture n’étaient pas vraiment optimales pour l’apprécier à sa juste valeur (lecture trop rapide et entrecoupée par les bruits avoisinants, le chasseur de dédicace ayant pour habitude de se déplacer en meute). Et voilà, « l’erreur » est dorénavant réparée ! Je viens tout juste de le relire tranquillement dans mon salon à tête reposée pour profiter au mieux de ces dialogues particulièrement bien ciselés et de ces traits d’une rare élégance. Élégant, c’est vraiment le premier mot qui me vient à l’esprit.
Quelle ingénieuse idée de s’affranchir de l’inimitable Hugo Pratt et de projeter Corto au début de notre siècle. On y retrouve un Corto contemporain sous les traits de Bastien Vivès plus détaillés et plus élégants que jamais et on retrouve également une de ses grandes forces, à savoir sa fluidité narrative qui porte ici des moments très intenses et dynamiques entrelacés de doux moments de respiration (moments féminins notamment ; Corto et les femmes, c’est tout un programme !). Une aventure pleine de jolies trouvailles et de liens en tout genre nous permettant de voyager du Japon en Espagne en passant par les Andes péruviennes. Et que dire de toutes ces références et ces clins d’œil… Raspoutine, Baudelaire, Kerouac et j’en passe. Rien n’est laissé au hasard et ça se ressent.
Que puis-je réellement ajouter sans risquer de spoiler cette belle histoire ? Peut-être que le début est exceptionnel et que la fin est particulièrement réussie (j’espère d’ailleurs que cette fin est annonciatrice de jolies retrouvailles à venir). C’est vague mais plutôt de circonstance pour notre beau marin.
Ami voyageur, si tu souhaites tout bonnement en savoir plus, je ne peux que t’inviter à lire Océan Noir et à te laisser submerger comme je l’ai été.
Avec cet album, Bastien Vivès m’illustre une fois encore qu’il n’est pas prêt d’arrêter de me surprendre et qu’il est définitivement entré dans mon Hall of Fame. J’adore quand il fait des propositions seul et j’adore également quand il collabore avec d’autres auteurs… et sa collaboration avec Martin Quenehen est pour moi une franche réussite.
En guise de conclusion, je terminerai par :
Quelle grâce et quelle classe. C’est fin, recherché et empli de subtilité narrative et graphique. Franchement, c’est beau et plein de poésie. Tout simplement !
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Je viens d’écouter cette interview. C’est toujours intéressant d’entendre les auteurs parlaient de leurs motivations, préoccupations... quand ils se lancent dans un projet. Ça donne une lecture supplémentaire à bon nombre d’éléments distillés dans l’album et qui peuvent parfois passer inaperçus.
Le plus sympa dans cette interview je trouve, c’est de voir que deux auteurs peuvent trouver un parfait terrain d’entente en ayant pourtant un objectif premier bien différent. Excellent !
D’un côté, ce serait quelque-chose du genre « est-ce que Corto aurait sa place à notre époque ? » et de l’autre « notre époque a besoin de Corto plus que jamais. »
https://m.youtube.com/watch?v=j70zOOueGp8s
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Pour la petite histoire, Romain Vivès, le frère de Bastien, avait brassé deux excellentes bières pour l’occasion : une à base de riz pour rappeler l’escale nippone et une autre à base de maïs pour la partie péruvienne. Et quand je dis excellentes, je soupèse vraiment le mot. C'était une très chouette idée. D’ailleurs, pour en avoir goûté bien d’autres, je recommande chaudement.
Pour en savoir plus, regardez @lampeamort_brasserie sur instagram
Ça me donne soif tiens !
ENJOY !
Le voici enfin arrivé à bon port après une rapide escale chez ma tendre et douce afin de revenir revêtu de son plus bel apparat. Non encadré, il faisait déjà son effet, mais là… ouahhhhhhh ! Elle a fait des merveilles. Et que dire de l’évolution du trait et de l’encrage de Bastien Vivès ! Somptueux de chez somptueux et quelle profondeur avec ces noirs biens intenses ! Et puis ce format panoramique… un réel appel à voguer sur les vagues… tout simplement magnifique ! J’adore !
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Sorti le 1er septembre 2021 après une « omerta commerciale » pour faire le buzz et créer un événement autour de cette nouveauté, ce fabuleux Océan Noir a fait l’objet d’une exposition du 2 au 18 septembre. Autant vous dire que j’y étais et que j’y suis même retourné plusieurs fois ! Quand on aime, on ne compte pas.
Cette expo était vraiment superbe et j’ai eu la chance de pouvoir prendre le dessin qui me faisait le plus envie, celui qui rappelle que Corto est un aventurier et avant tout un marin. J’avais un peu hésité avec un autre dessin et j’ai vraiment bien fait de retenir celui-ci. Avec ce regard au loin, sa gueule de beau gosse, sa casquette, sa boucle d’oreille, son MacGuffin à la main, le tout sur un bon vieux rafiot, difficile de faire plus iconique et c’est sans compter sur le rappel de la couverture de l’album. Je suis trop trop content !
Très épuré et tellement efficace ! Du grand Bastien Vivès comme j’aime !
Pour ceux qui ne connaissent pas et qui souhaitent en savoir plus, voici un petit teasing des éditions Casterman pour annoncer la sortie de l’album
https://www.youtube.com/watch?app=desktop&v=7fEArbMLywU
ainsi que deux petites bafouilles que j’avais postées sur Bdgest…
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Corto Maltese, c’est Hugo Pratt bien évidemment, l’Aventure avec un grand A et surtout un personnage emblématique de la bande dessinée comme aucun autre. Tout le monde le connait et même ceux qui ne lisent pas de bande dessinée ! C’est le beau gosse énigmatique ancré dans le patrimoine de tout un chacun. Malheureusement, c’est aussi pour moi trop daté et trop bavard. Du coup, je n’ai jamais trop accroché au point de n’avoir jamais vraiment réussi à le lire, l’apprécier, si ce n’est en tournant les pages pour profiter de cet incroyable trait.
Quand j’ai appris fin juin que Bastien Vivès allait faire un Corto Maltese, je me suis dit : « Mais quelle drôle d’idée ! » Et quelques heures plus tard, je me suis aperçu que cela avait du sens et j’étais devenu très curieux de le découvrir. Bien m’en a pris.
Le jour de la sortie d’Océan Noir (ah la la ce titre, une pure merveille ! tout y est !), je me suis présenté à Ici Grands Boulevards pour acheter l’album bien évidemment et surtout pour profiter de la rencontre qui avait lieu avec Bastien Vivès et Martin Quenehen pour l’occasion (et faire aussi juste après un resto avec un super pote, mais ça, c’est une autre histoire). J’ai donc lu l’album juste avant la conférence et je me suis vite rendu compte que je m’étais fait embarquer par cette vague cortosienne, mais que les conditions de lecture n’étaient pas vraiment optimales pour l’apprécier à sa juste valeur (lecture trop rapide et entrecoupée par les bruits avoisinants, le chasseur de dédicace ayant pour habitude de se déplacer en meute). Et voilà, « l’erreur » est dorénavant réparée ! Je viens tout juste de le relire tranquillement dans mon salon à tête reposée pour profiter au mieux de ces dialogues particulièrement bien ciselés et de ces traits d’une rare élégance. Élégant, c’est vraiment le premier mot qui me vient à l’esprit.
Quelle ingénieuse idée de s’affranchir de l’inimitable Hugo Pratt et de projeter Corto au début de notre siècle. On y retrouve un Corto contemporain sous les traits de Bastien Vivès plus détaillés et plus élégants que jamais et on retrouve également une de ses grandes forces, à savoir sa fluidité narrative qui porte ici des moments très intenses et dynamiques entrelacés de doux moments de respiration (moments féminins notamment ; Corto et les femmes, c’est tout un programme !). Une aventure pleine de jolies trouvailles et de liens en tout genre nous permettant de voyager du Japon en Espagne en passant par les Andes péruviennes. Et que dire de toutes ces références et ces clins d’œil… Raspoutine, Baudelaire, Kerouac et j’en passe. Rien n’est laissé au hasard et ça se ressent.
Que puis-je réellement ajouter sans risquer de spoiler cette belle histoire ? Peut-être que le début est exceptionnel et que la fin est particulièrement réussie (j’espère d’ailleurs que cette fin est annonciatrice de jolies retrouvailles à venir). C’est vague mais plutôt de circonstance pour notre beau marin.
Ami voyageur, si tu souhaites tout bonnement en savoir plus, je ne peux que t’inviter à lire Océan Noir et à te laisser submerger comme je l’ai été.
Avec cet album, Bastien Vivès m’illustre une fois encore qu’il n’est pas prêt d’arrêter de me surprendre et qu’il est définitivement entré dans mon Hall of Fame. J’adore quand il fait des propositions seul et j’adore également quand il collabore avec d’autres auteurs… et sa collaboration avec Martin Quenehen est pour moi une franche réussite.
En guise de conclusion, je terminerai par :
Quelle grâce et quelle classe. C’est fin, recherché et empli de subtilité narrative et graphique. Franchement, c’est beau et plein de poésie. Tout simplement !
---
Je viens d’écouter cette interview. C’est toujours intéressant d’entendre les auteurs parlaient de leurs motivations, préoccupations... quand ils se lancent dans un projet. Ça donne une lecture supplémentaire à bon nombre d’éléments distillés dans l’album et qui peuvent parfois passer inaperçus.
Le plus sympa dans cette interview je trouve, c’est de voir que deux auteurs peuvent trouver un parfait terrain d’entente en ayant pourtant un objectif premier bien différent. Excellent !
D’un côté, ce serait quelque-chose du genre « est-ce que Corto aurait sa place à notre époque ? » et de l’autre « notre époque a besoin de Corto plus que jamais. »
https://m.youtube.com/watch?v=j70zOOueGp8s
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Pour la petite histoire, Romain Vivès, le frère de Bastien, avait brassé deux excellentes bières pour l’occasion : une à base de riz pour rappeler l’escale nippone et une autre à base de maïs pour la partie péruvienne. Et quand je dis excellentes, je soupèse vraiment le mot. C'était une très chouette idée. D’ailleurs, pour en avoir goûté bien d’autres, je recommande chaudement.
Pour en savoir plus, regardez @lampeamort_brasserie sur instagram
Ça me donne soif tiens !
ENJOY !
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About Bastien Vivès
Bastien Vivès is a French comic book writer, born in Paris. He is best known for his graphic novels and is also the co-creator of the French manga Lastman, launched in 2013. Bastien Vivès is one of the most innovative and most productive present-day French comic authors, who experiments with different styles and techniques.