In SupHermann  's collection
Captain America #234 p1 by Sal Buscema, Don Perlin - Comic Strip
763 

Captain America #234 p1

Comic Strip
1979
Ink
40 x 27 cm (15.75 x 10.63 in.)
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Captain America #239
Dos du splash
Captain America #24

Description

Captain America #234
Duel in Darkness
Page 1 (Splash) - titre : Burn Cap Burn
Juin 1979, Marvel Comics Group

Edition Française
Captain America #24
Les feux de la colère
Arédit (1 novembre 1983), Artima Marvel Color

Comment

Scénario : Roger Mckenzie
Crayonné : Sal Buscema
Encrage : Don Perlin
Lettrage : Jim Novak
Couleurs : Nel Yomtov

Captain America confronté à une émeute raciale avec l’Empire State Building en feu pour décors, cela en jette graphiquement mais rappelle malheureusement avec acuité la grande détresse dans laquelle cette ville était plongée à la fin des années 1970.

New York fut sauvée in extremis de la faillite le 26 novembre 1975 par un Gérald Ford récalcitrant qui accorda une aide colossale pour l’époque de $2,3Mds. Mais ce ne fut pas la fin du calvaire, loin de la.

« Fear City » comptait alors 40 000 prostituées, 200 000 héroïnomanes et 1700 meurtres par an. Et même si la faillite venait d’être évitée, la municipalité dû tailler drastiquement dans son budget pour rembourser et tous les départements furent affectés, police compris. 50 000 employés furent ainsi renvoyés sur l’année. Le NYPD subit une baisse de 34% de ses effectifs sur 5 ans entrainant logiquement une hausse de 40% de la criminalité sur la même période. Son métro fut longtemps considéré comme le plus dangereux du monde fin 70 avec par exemple 6 meurtres commis lors des 2 premiers mois de 1979 et 300 actes criminels recensés dans cette même année. La ligne Lexington Avenue Express était d’ailleurs communément appelée "Mugger's Express"!

A ces tristes records se sont ajoutés en 77 la série de meurtres å l'aveugle du "Son of Sam" au Magnum 44 qui terrorisèrent les habitants et les fameux 2 jours d’émeute lors du « great blackout » du 13 et 14 juillet avec pour triste bilan $300mln de dégats et dommages, 1 000 feux et 4 000 arrestations.

Enfin, le quartier le plus pauvre de la ville, le South Bronx, fut dévasté en 10 ans comme si il avait subi des bombardements aérien lors la seconde guerre mondiale. Des feux à répétition (arnaque à l’assurance) firent que 40% de la surface fut brûlée ou abandonnée entre 1970 et 1980.

Et pourtant, surement comme beaucoup d'entre-vous, j’aime aussi la lecture des Comics pour cette jungle urbaine servant de décors. Car New York est un personnage à part entière quasi incontournable avec son cadre et son atmosphère si particulière.

Cela me rappelle d’ailleurs ma premiere visite de la Big Apple à 14 ans. Un trottoir sur la 34e en pleine nuit alors qu’un taxi attends. Il faisait froid et il y avait du vent, je ne voyais pas grand chose la tête tournée vers le ciel, puis j’entrevu enfin l'énorme masse sombre art déco se découpant dans l’obscurité. Et la magie opère!

Thematics


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About Sal Buscema

Sal Buscema was the youngest of four children, preceded by brothers Al (b. July 28, 1923; deceased) and John (1927–2002), the latter of whom became a celebrated comic-book artist; and sister Carol (b. June 22, 1929; deceased). Their father, who was born in Italy and died in 1973, was a barber. Buscema grew up a fan of Hal Foster's Prince Valiant comic strip, of George Tuska's comic-book art,[6] and of commercial illustrators such has Robert Fawcett, Al Parker, and Norman Rockwell, and called his artist brother John "greatly responsible for me pursuing drawing. ... John was definitely an inspiration". Like John, Buscema attended the High School of Music & Art, graduating in 1955. He got his start as a comic-book inker in the early 1950s when his brother agreed to let him ink comics pages; this led to Sal helping John by doing occasional background art on Dell Comics series John was drawing.