In mariol  's collection
Brüno, Atar Gull - couverture - Original Cover
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Atar Gull - couverture

Original Cover
2011
Ink
30 x 42 cm (11.81 x 16.54 in.)
Added on 2/25/21
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Dédicace obtenue au salon du livre en mars 2012
Version couleur de la couverture

Description

Couverture de l'album Atar Gull par Brüno et Fabien Nury aux éditions Dargaud - octobre 2011
Une œuvre marquante pour un auteur reconnaissable entre tous !

Également édité en couverture du dossier de presse et en marque page

Inscriptions

Signée en bas à droite

Comment

Comment ne pas penser à Django Unchained de Tarantino et à Pirate des Caraïbes

Brüno et moi, c’est toute une histoire… avec comme points culminants octobre 2011 et mars 2012 pour une réelle prise de conscience.
Je ne vais pas prétendre être un « fan » de la première heure, mais je le suivais depuis un bon moment déjà sans pour autant avoir craqué côté originaux, trop occupé sur d’autres auteurs à cette époque. On ne peut pas être partout à la fois. Puis survint la sortie de son premier album chez Dargaud en octobre 2011. La magie qui opérait déjà fut alors suivie d’un réel déclic.

Je me rappelle comme si c’était hier de ma découverte de cette incroyable couverture sur le net, suivie de ma lecture de la preview sur bdgest et enfin de l’album tout entier quelques jours plus tard tranquillement installé au chaud à la maison ! Et là, mais quelle claque ! Didiou ! C’est comme si Atar Gull balayait d’un revers de main tout ce que j’avais déjà pu lire de Brüno alors que c’était déjà du très très bon. Grosse grosse claque ! D’ailleurs, cet album reste encore mon préféré et de loin malgré ses Tyler Cross que j’aime pourtant beaucoup. Mais dans Atar Gull, la richesse graphique et scénaristique y est pour moi beaucoup plus foisonnante que dans n’importe quel autre de ses albums.

Une œuvre puissante et intense

Je me mis alors à la recherche d’un original de Brüno et je me rendis à l’exposition organisée fin 2011 à la galerie 9eart. Je m’y rendis avec une certaine impatience et j’en suis revenu avec une certaine amertume. Je ne m’attendais pas à autant de collages et de blanc sur ses originaux. Je suis donc rentré bredouille, mais sans réellement m’en rendre compte, la petite graine était bien semée.

Le mois de mars 2012 est synonyme de première rencontre avec Brüno. Cet album ayant tellement captivé mon attention, je suis donc allé à sa rencontre au salon du livre de Paris. A mon arrivée, il n’était malheureusement pas possible de l’approcher tellement il était entouré de personnes. J’ai donc décidé de profiter du salon et de ses allées à la découverte des nouveautés, pas que bd d’ailleurs, et à un moment donné je repasse devant le stand de Dargaud… et là, plus personne devant Brüno si ce n’est une pile de bd à dédicacer. Je me tape un peu l’incruste, je commence à lui parler et là, j’apprends malheureusement que la séance est terminée et que je ne pourrai pas avoir de petit dessin dans mon album. Compte tenu qu’il avait pas mal d’albums à faire, je lui ai donc demandé s’il était possible de profiter de l’occasion pour discuter avec lui, ce qu’il a immédiatement et très gentiment accepté. Je ne sais pas combien de temps nous avons discuté, mais cela a duré assez longtemps, il avait une sacrée pile à faire ! On a notamment discuté cinéma, musique, de son prochain album et de fil en aiguille, la pile a disparu et il m’a alors proposé de sortir mon album car il n’était plus à une dédicace près. Vous pensez bien que je n’ai pas refusé. Au contraire ! Trop sympa et d’autant plus que contrairement aux précédentes, il a vraiment pris le temps de la faire. Franchement, je l’adore cette dédicace, j’en ai quelques autres de Brüno et c’est de loin ma préférée. J’adore le travail sur la chevelure et elle est rattachée à un super moment partagé. Et c’est bien à partir de ce jour que j’ai définitivement décidé qu’un jour j’aurai un original de lui ! Tout ce que je peux dire, c’est que cela aura mis près de 10 ans ! Quand je vous disais que c’était toute une histoire !

J’ai fait l’exposition Lorna à Bulles en tête, celles de Tyler Cross chez Maghen puis Huberty Breyne et là toujours rien. Pourtant, j’en ai tenu des originaux dans mes mains. Mais, il y avait toujours cette foutue histoire de collage et de blanc en quelque sorte. Je recherchais quelque-chose de très soigneux, trop soigneux sans doute mais j’ai toujours considéré que c’était ça qui collait le mieux à son style graphique. A l’exposition Huberty Breyne, je n’en suis pourtant pas passé bien loin. Une affaire de quelques secondes ou minutes. Certains m’ont dit d’insister, mais je me disais que si cela ne s’était pas fait, c’était sans doute pour une bonne raison… qu’il y aurait mieux après et cette mise en ligne atteste que j’avais vu juste ! Gros coup de chance en quelque sorte d’autant plus que je ne pensais pas que cette couverture ressortirait un jour !

Avec cet album et cette couverture, Brüno a définitivement basculé dans la cour des grands

Pourquoi l’avoir prise malgré tous ses petits défauts dont je ne voulais pas entendre parler jusqu’à alors ? Et bien, pour la même raison que celle que j’ai évoquée avec des potes lorsque l’on était devant la couverture du troisième tome d’Adèle Blanc Sec avec ses retouches de blanc ou devant le projet de couverture du Lotus Bleu avec toutes ses pliures. Quand on est face à une pièce que l’on considère comme iconique, le reste devient obsolète. Et avec cette couverture d’Atar Gull, c’est exactement ce qui se passe pour moi. J’ai l’impression de posséder une part mythique du medium de la bande dessinée. La bande dessinée récente, certes, mais la bande dessinée quand même.

Quand on a la chance de croiser la route de la couverture de l’album que l’on préfère d’un de ses auteurs préférés et que l’on peut y aller, il ne faut pas trop se poser de questions. Cette couverture, elle est magique pour moi. Elle est à la confluence du style graphique « ancien » de Brüno et de son style d’aujourd’hui et surtout elle condense parfaitement cette incroyable histoire contée par Eugène Sue et revisitée sous la plume de Fabien Nury. Une aventure maritime sur fond de port d’attache si cher à Brüno, couplée à une histoire d’esclave, de plantation et surtout de vengeance. Une réelle critique de la traite négrière en quelque sorte.

Cette couverture, on y retrouve les trois personnages principaux : Atar Gull, Brulard et Tom Will. L’esclave puissant et imposant empli de vengeance, le revendeur sans scrupule opiomane et le propriétaire terrien humaniste qui perdra tout ce qu’il a de plus précieux. Ici, pas de bon, ni de brute, ni de truand. Rien de manichéen et c’était là une des tours de force d’Eugène Sue dans son roman et je trouve que c’est parfaitement retranscrit dans cet album et jusqu’à la dernière planche de l’album même si elle s’écarte de l’histoire originelle.

Cette pièce est pour moi une masterpiece de Brüno. Du premium, de l’iconique, appelez-le comme vous voulez

Cette couverture, c’est clairement une pièce maitresse dans le parcours de Brüno. Une pièce de qualité qui me plait beaucoup et d’autant plus qu’elle n’était pas drivée et spoilée par un redoutable chef d’orchestre orientant vers du toujours plus grand, toujours plus cher, toujours plus inédit. Une vraie pièce 100% pur jus en quelque sorte… bref, je surkiffe !!!

Un énorme merci à son ancien propriétaire. Une chouette rencontre pour un chouette moment.

Quelle richesse graphique et quelle richesse scénaristique ! Si vous n’avez pas encore lu Atar Gull et que vous vous êtes seulement arrêtés à son Tyler Cross, courez vite à votre librairie la plus proche.
Franchement, vous me remercierez :)

10 ans ! 10 ans quand même ! C'est pas rien !

Publication

  • "Atar Gull" ou le destin d'un esclave modèle
  • Dargaud
  • 10/2011
  • Front cover

16 comments
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About Brüno

Brüno, whose real name is Bruno Thielleux, is a French comic strip artist and scriptwriter. He is one of the founders of the digital comics magazine Professeur Cyclope. His latest works (Atar Gull, Tyler Cross) have won him a wide audience.