Dans la collection de EricB
1993 - La maison dans l'île (T8): Planche 28
Encre de Chine
32 x 42.5 cm (12.6 x 16.73 in.)
Ajoutée le 13/05/2017
Lien copié dans le presse-papier !





Description
Planche n°28 du tome 8 (La maison dans l’île) de la série Théodore Poussin.
Inscriptions / Signatures
Signé Frank Le Gall
Commentaire
Pris dans une terrible tempête, Théodore échoue sur une île peuplée de mystérieux individus : la belle Mlle Tchekov, un étrange écrivain solitaire, un chasseur traquant "la bête". Et une curieuse maison qui semble ne jamais pouvoir être approchée. Il s'embarque ici pour le plus mystique des voyages dans un rêve halluciné...
Dans la dramaturgie de La maison dans l’île, cette planche fonctionne comme un vrai passage de seuil : on quitte l’aventure “en surface” (le déplacement, la conversation, la promesse d’un refuge) pour entrer dans le territoire du mystère — celui où l’île n’est plus un décor exotique mais une force qui contrarie, dévie et met à l’épreuve.
• Sur le plan narratif, elle arrive au moment où le récit doit changer de régime : après l’installation des enjeux (la maison, l’île, l’attente d’une révélation), Le Gall installe une menace diffuse (“la bête”) qui recolore tout ce qu’on a vu jusque-là. Le refuge offert (“hospitalité”) devient déjà ambivalent : abri ou piège ? Cette ambiguïté est typique de l’album, où la promesse d’un lieu (la “maison”) se double d’une inquiétude latente.
• Sur le plan du suspense, la planche est une rampe d’accélération : peu d’action, mais un montage qui resserre. Le Gall fait monter l’angoisse non par l’événement, mais par l’attente. C’est une façon de préparer le lecteur à l’idée que, dans cet album, le danger n’est pas seulement ce qui surgit : c’est ce qui s’insinue.
• Sur le plan des personnages, elle met Théodore dans une position clé du récit : l’homme qui accepte (le campement, la nuit, la parole d’un autre) tout en sentant que quelque chose cloche. Il reste poli, rationnel, presque candide — et c’est justement cette retenue qui renforce la tension. En face, la figure du guide/compagnon qui “flair” le danger apporte une autorité… mais aussi une opacité : dans cette histoire, ceux qui savent ne disent jamais tout.
• Sur le plan thématique, la forêt “très dangereuse” et la nuit douce “agréable” posent un contraste central de l’album : le charme de l’île contre son envers inquiétant. Le décor devient acteur : la jungle envahit les cadres, les ombres gagnent, la tente isole. La “maison” promise (un lieu fixe, protecteur) est dramaturgiquement contrebalancée par ce bivouac fragile : on comprend que la sécurité, ici, est toujours provisoire.
Bref, cette planche sert de charnière : elle installe la tonalité “aventure + inquiétude” propre à l’album, prépare les développements à venir, et fait basculer le lecteur dans l’état émotionnel indispensable à La maison dans l’île : la curiosité inquiète.
Dans la dramaturgie de La maison dans l’île, cette planche fonctionne comme un vrai passage de seuil : on quitte l’aventure “en surface” (le déplacement, la conversation, la promesse d’un refuge) pour entrer dans le territoire du mystère — celui où l’île n’est plus un décor exotique mais une force qui contrarie, dévie et met à l’épreuve.
• Sur le plan narratif, elle arrive au moment où le récit doit changer de régime : après l’installation des enjeux (la maison, l’île, l’attente d’une révélation), Le Gall installe une menace diffuse (“la bête”) qui recolore tout ce qu’on a vu jusque-là. Le refuge offert (“hospitalité”) devient déjà ambivalent : abri ou piège ? Cette ambiguïté est typique de l’album, où la promesse d’un lieu (la “maison”) se double d’une inquiétude latente.
• Sur le plan du suspense, la planche est une rampe d’accélération : peu d’action, mais un montage qui resserre. Le Gall fait monter l’angoisse non par l’événement, mais par l’attente. C’est une façon de préparer le lecteur à l’idée que, dans cet album, le danger n’est pas seulement ce qui surgit : c’est ce qui s’insinue.
• Sur le plan des personnages, elle met Théodore dans une position clé du récit : l’homme qui accepte (le campement, la nuit, la parole d’un autre) tout en sentant que quelque chose cloche. Il reste poli, rationnel, presque candide — et c’est justement cette retenue qui renforce la tension. En face, la figure du guide/compagnon qui “flair” le danger apporte une autorité… mais aussi une opacité : dans cette histoire, ceux qui savent ne disent jamais tout.
• Sur le plan thématique, la forêt “très dangereuse” et la nuit douce “agréable” posent un contraste central de l’album : le charme de l’île contre son envers inquiétant. Le décor devient acteur : la jungle envahit les cadres, les ombres gagnent, la tente isole. La “maison” promise (un lieu fixe, protecteur) est dramaturgiquement contrebalancée par ce bivouac fragile : on comprend que la sécurité, ici, est toujours provisoire.
Bref, cette planche sert de charnière : elle installe la tonalité “aventure + inquiétude” propre à l’album, prépare les développements à venir, et fait basculer le lecteur dans l’état émotionnel indispensable à La maison dans l’île : la curiosité inquiète.
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A propos de Frank Le Gall
Frank Le Gall est un dessinateur et scénariste français de bande dessinée né à Rouen, principalement connu pour la série Théodore Poussin.