Comment
Serge Lemoine caractérise le style de la première période de Enki Bilal de la manière suivante ; “.. son art est figuratif, composé de personnages, d’accessoires, de décors, d’architectures et de paysages. À ses débuts, le trait est net et précis. Les lignes sont continues et délimitent les formes. Les modelès sont obtenus au moyen de hachures et de pointillés pour les dégradés ou les contrastes comme le pratiquait Gustave Doré. Les détails sont rendus avec minutie.”
Enki Bilal, Fonds Hélène&Edouard Leclerc pour la culture, mai 2020 (p77)
Pierre Christin, conteur de talent et auteur engagé a scénarisé la chronique d’un drame social ou un mystérieux personnage joue un rôle central.
Synopsis : Un petit village de pêcheurs breton, Trehoët, est en ébullition depuis que court la nouvelle d'une implantation d'une station balnéaire qui va tout changer : Hôtel de luxe, appartements de standing, thalassothérapie, centre commercial, complexe autoroutier, port de plaisance... Tout pour devenir une destination privilégiée des touristes. Les promoteurs immobiliers se frottent les mains, mais les habitants du village voient d'un mauvais œil les expropriations et les dommages sur l'écosystème que ce parc de loisir va entraîner, sans compter les bouleversements dans un quotidien jusque-là tranquille. Et puis il y a ce vieux château de pierre qui domine le village, où vit un ermite que d'aucuns comparent à l'ankou, au serviteur de la mort. Bientôt, et avec l'aide de 50/22 B, individu mystérieux, ennemi du pouvoir, et recherché par les autorités, les villageois vont élaborer un plan pour préserver leur village.
Grand Prix du 14e festival d'Angoulême en 1987 - E. Bilal
Prix Goscinny 2019 - P. Christin